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  Compositeurs :

Matteo Franceschini

Frédéric Verrières

M. Lima, Y. Robin et G. Schuehmacher de l’Ensemble Multilatérale

Alexandros Markeas

Jonathan Pontier

Oscar Strasnoy

Benjamin Hamon

Benjamin Hertz
 
Force est de constater que jeunes compositeurs qui s’intéressent à l’écriture lyrique aujourd’hui sont, bien souvent, trop éloignés des réalités (artistiques, techniques et financières) des productions lyriques ; aspects que leur formation au Conservatoire ne leur permet pas d’appréhender.

L’idée est de proposer à un jeune compositeur une résidence dont l'enjeu est de vivre les conditions concrètes d'une production lyrique, montage et tournée. Cette résidence doit trouver des formes et des durées toujours différentes et adaptées à l’artiste et ses aspirations. Elle n’est a priori pas liée à une commande, mais ces rencontres peuvent y mener.

Le compositeur aura la possibilité pendant la résidence de « tester » ses œuvres avec des musiciens et des chanteurs ; il pourra même s’il le souhaite présenter Rue des Pyrénées une maquette du travail réalisé avec les interprètes.
 
 
La résidence de Matteo Franceschini 

Les contours de la future résidence de Matteo Franceschini restent encore à déterminer précisément car chacune des résidences a été pensée en partant des aspirations et goûts de chaque compositeur.

 
Né à Trente (Italie) en 1979, Matteo Franceschini étudie la clarinette avec Mauro Pedron au conservatoire de Trente ainsi que la composition avec Armando Franceschini puis avec Alessandro Solbiati au conservatoire Giuseppe Verdi de Milan. Parallèlement, il suit les cours de Luca Francesconi, Wolfgang Rihm et Pascal Dusapin et étudie la direction d’orchestre avec Sandro Gorli. Enfin, il se perfectionne à l’Académie Santa Cecilia à Rome – auprès d’Azio Corghi –, et à l’Ircam où il suit le Cursus de composition et d'informatique musicale de 2006 à 2008.
Il remporte de nombreux prix dans des concours internationaux et reçoit des commandes notamment de la Biennale de Venise, de la RAI (Radio Télévision italienne), de l’institut AGON (Acoustique/Informatique/Musique), de la fondation Spinola, de laf Dragoni, de l’ensemble Divertimento, de l’ensemble Europeo Antidogma Musica, de l’Orchestre Haydn de Bolzano et Trente, et de plusieurs festivals en Italie. Ses œuvres sont données dans d’importants festivals internationaux (Biennale de Venise, Milano Musica, Sound Ways à Saint-Pétersbourg, Nederlandse Muziekdagen, Settembre Musica à Turin, Rondó à Milan), à l’Ircam, au Centre Acanthes, au conservatoire de Pékin, dans le cadre des concerts de saison de l’Orchestre national de Belgique et de la Société philharmonique de Trente ; et sont retransmises régulièrement par la RAI, la RTSI (Radio Télévision Suisse Italienne), la NPS (Pays-Bas) et la RTBF (Belgique).
En 2006, il devient membre de l’institut AGON, un des plus importants centres d’acoustique et de musique informatique en Italie. Il crée également des bandes-son, des œuvres pour le théâtre et des outils multimédias – notamment X, une installation interactive réalisée en 2005 en collaboration avec Adriano Abbado pour la Triennale de Milan. Le 7 juin 2008, laCuna, pour voix de femme, ensemble vocal, vidéo et électronique, projet réalisé dans le cadre du Cursus 2ème année de l’Ircam, sera créée dans le cadre du festival Agora par Raphaële Kennedy et les Jeunes solistes, sous la direction de Rachid Safir.



La résidence de Frédéric Verrières 

En 2007-2008, l’Arcal ouvre à Frédéric Verrières un espace d’expérimentation de presque 5 semaines en 4 sessions , avec 3 chanteurs, 2 comédiens, 2 musiciens et 1 metteur en scène pour se confronter au processus d’écriture et de répétition d’un opéra. Au terme de ce travail tout au long de la saison, une maquette correspondant à deux scène d’un opéra en devenir intitulé L’Etrangère a été présenté à l’Arcal à la fin de la saison.

 
Frédéric Verrières étudie le piano au Conservatoire Royal de Bruxelles, puis la composition au Conservatoire de Paris, il suit le Cursus d’informatique de l’Ircam, et séjourne à Rome, Villa Medici. Il est l’élève de Michael Levinas, François Theberge, Marc-André Dalbavie et Gérard Grisey.. Récompensé par la Sacem et la Sacd, son travail se développe dans le domaine du Concert, du Cinéma, du Théâtre, de l’Exposition. Ses projets sont le plus souvent associés à des œuvres et des styles préexistants avec lesquels il tisse des liens paradoxaux. Il tente conjointement de donner une forme alternative aux modes de représentations traditionnelles de la musique, grâce notamment aux collaborations avec des artistes de différents domaines. Il a été joué par les solistes N.Angelich, M.Coppey , D.Grimal, M.Portal, A.Taraud B.Trotignon, Dana Ciocarlie, l’Ensemble Itinéraire, Court-circuit, TM+, l’Orchestre Lamoureux. Il vient d’enregistrer la bande originale d’un film : « Staten Island » de James di Monaco, avec Ethan Hawke. Il écrit actuellement un Opéra : « l’Etrangère » , une libre adaptation pour la scène lyrique du film « Opening Night » de J.Cassavetes, co-production de l’Arcal et de la Muse en circuit.


La résidence de Matthew Lima, Yann Robin
et Gilles Schuehmacher de l’Ensemble Multilatérale
 


Encore une nouvelle déclinaison du dispositif de résidence pour 2006-2007, avec trois artistes et l’ensemble dont ils font partie : l’Ensemble Multilatérale. Dans ce cadre, les trois compositeurs signeront la musique d’une petite forme mêlant danse et opéra Ni l’un ni l’autre et participeront à l’action artistique autour du spectacle, notamment aux classes PAG en Haute-Marne mais aussi aux actions dans les Yvelines auprès d’établissements scolaires et de conservatoires de musique.

Présentation de l’Ensemble Multilatérale

Multilatérale est un collectif de jeunes compositeurs et interprètes dont le but est la diffusion et la promotion de la musique contemporaine à travers la création d'un ensemble instrumental et d'un festival à Paris, de missions pédagogiques en lien avec les Lycées, Collèges, Universités et Conservatoires, ainsi que la création d'un réseau régional, national et international d'échanges, de réflexion et de diffusion sur la musique d'aujourd'hui. Jonathan Harvey en est le président d'honneur.
La Muse en Circuit, centre de création musicale en Ile-de-France et studio de création électro-acoustique, dirigé par David Jisse, est un partenaire privilégié de Multilatérale. Des concerts réguliers permettent la création d'oeuvres musicales, acoustiques ou avec dispositif ainsi que la constitution d'un répertoire propre à la musique de notre temps ; notre site permet la diffusion de notre musique à travers l'édition de partitions et des extraits sonores.


Biographie de Matthew Lima

 
Né à New York City en 1976, Matt Lima effectue ses premières études de composition à la Juilliard School de New York. Considérant qu'un compositeur se doit d'avoir une éducation étendue aussi bien qu'approfondie, il préfère l'option universitaire à celle du conservatoire, intégrant ainsi la Harvard University, où, conjointement à la philosophie et à l'allemand, il étudie la composition avec Mario Davidovsky. Il en sort en 1998 Summa Cum Laude (mention très bien à l'unanimité). Bénéficiaire de la prestigieuse British Marshall Scholarships (délivrée à quarante étudiants par an pour la totalité des Etats-Unis), il part à Londres où il continue ses études à la Royal Academy of Music de Londres avec Michael Finnissy. Il y reste une troisième année en résidence avant de ressentir de nouveau l'envie de voyager et de partir à Paris. Il y conserve le statut d'étudiant en composition, tout d'abord au CNR de Strasbourg avec Ivan Fedele, puis au CNSM de Paris avec Frédéric Durieux jusqu'en 2005, année où il interrompt ses études pour se consacrer pleinement à ses projets personnels, qui comprennent notamment le festival Multilatérale et une entreprise de création sonore à Londres.
Son talent est très tôt reconnu ; il a déjà obtenu des commandes de Meet the Composer et de la Chamber Music Society of Lincoln Center, du festival de Spitalfields à Londres, et de l'Ensemble National Jeunesse de Cuivres du Pays de Galles. ASCAP lui décerne son Morton Gould Young Composer Award en 1996 pour «Bless Our Hands That Ebb Away.» Plus récemment, il participe au festival Acanthes 2002 où sa pièce «Noise Outside» est jouée par l'Ensemble Accroche Note.
Il est également actif comme éducateur : ainsi récemment au sein de l’IRCAM, où il était chargé de la création de la nouvelle documentation du logiciel OpenMusic. Ses projets à long terme incluent un diplôme en études culinaires et la création de musique pour des jeux de vidéo, ce qu'il considère être l'opéra du vingt-et-unième siècle.


Biographie de Yann Robin

 
Yann Robin, jeune compositeur français, débute ses études musicales par l’orgue. En 1994, il entre dans la casse de jazz du CNR de Marseille. Il obtient un Premier Prix avec son projet « Septuor » comprenant un trio Jazz (piano, contrebasse, batterie) et un quatuor à cordes. En 1995, il créé une école de piano à Aix en Provence, avec d’autres associés. Il entre au CNR de Marseille dans la classe de composition de Georges Bœuf et reçoit le Premier Prix de Composition à l’unanimité, accompagné d’un prix de la SACEM. Il poursuit des études d’Harmonie et de Contrepoint au CNR de Paris, rue de Madrid et suit des études de Musicologie à la Sorbonne. En 2003, il entre au Conservatoire de Paris, en classe de Composition avec Frédéric Durieux ainsi que dans la classe de Michaël Levinas où il obtient son prix d’analyse. Il reçoit une commande d’Etat du ministre de la Culture par l’intermédiaire de la Confédération Musicale de France : il écrit Les Couleurs du Temps pour l’Orchestre National d’Harmonie des Jeunes.
En janvier 2004, il remporte le Premier Prix du Concours International de Composition Frédéric Mompou de Barcelone avec Styx. En juillet 2004, il écrit Phigures, créée par l’Ensemble Intercontemporain et interprétée par l’Ensemble L‘instant Donné, dans le cadre du festival organisé par la SIMC (Société Internationale pour la Musique Contemporaine).
En février 2005, en résidence à la Muse en Circuit, il écrit Chaostika pour percussions et dispositif électronique 5.1. En avril 2005, il part à Santiago du Chili où est créée Litaneia, pièce écrite pour l’Ensemble Antara. En juillet 2004, il a suivi le centre Acanthes et sera à la Fondation de Royaumont en août 2005. En 2005, il créé avec d’autres compositeurs l’Ensemble Multilatérale dirigé par Kanako Abe. Pour 2006, un concerto pour Clarinette contrebasse, écrit pour Alain Billard (soliste de l’ensemble Intercontemporain), sera créé par l’Ensemble Orchestral Contemporain dirigé par Daniel Kawka.


Biographie de Gilles Schuehmacher

 
Né en 1977, il effectue des études d'écriture et de culture musicale au Conservatoire National de Région de Lyon (avec Denis Magnon, Georges Aloy, Jérôme Dorival, Daniel Gaudet et Dominique Dubreuil), récompensées par plusieurs prix. Il obtient également une maîtrise de musicologie à la faculté de Lyon sur la musique scandinave après Sibelius. Après un séjour marquant d'un an à Berlin, il entre en 2001 au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dans la classe d'histoire de la musique de Rémy Campos, puis en 2002 dans celles de composition d'Emmanuel Nunes, d'analyse de Alain Mabit et d'orchestration de Michèle Reverdy. Il rencontre Klaus Huber à l'occasion du stage du centre Acanthes, lors duquel sa pièce Incipit est créée. Il est compositeur en résidence de l'académie d'été Florigammes 2004 à Saint-Flour. Son catalogue compte une trentaine d'oeuvres aux effectifs divers, privilégiant la musique de chambre et la musique vocale. Il envisage volontiers sa musique comme relevant de l'abstraction lyrique, lui assignant la tâche d'exprimer le spirituel au moyen de la forme.


La résidence d’Alexandros Markeas 

En 2005-2006, la nouvelle subvention attribuée par la DRAC Ile de France à l’Arcal pour les résidences de compositeurs a permis de donner une nouvelle ampleur au projet. Alexandros Markeas a proposé à l’Arcal un projet tout à fait original intitulé La voix et ses avatars. Il s’agissait d’une installation-performance multimedia avec une phase internet (en amont ou en aval), une phase d’installation-performance. Naturellement, Alexandros Markeas a également participé à l’action artistique de la compagnie.

 
Alexandros Markeas étudie le piano et l’écriture au Conservatoire National de Grèce. Etudes qu’il poursuit au Conservatoire Supérieur de Paris. Parallèlement, il se consacre à la composition. Il suit au Conservatoire Supérieur de Paris les classes d’écriture, d’analyse et de composition de Guy Reibel, Michael Levinas, Marc-André Dalbavie et obtient les premiers prix de contrepoint, fugue et composition. Il est aussi sélectionné pour suivre le cursus annuel de composition et d’informatique musicale de l’IRCAM. Cherchant à enrichir son travail au contact de différents domaines d’expression (texte, théâtre, arts plastiques, vidéo), il s’intéresse au théâtre musical, à la musique pour l’image, ainsi qu’à la composition pédagogique. Il obtient des commandes de l’Etat Français, de Radio France, du Musée du Louvre, du Centre d’Art Polyphonique, de la Fondation Royaumont, du Festival Roma Europa, du Festival d’Aix-en-Provence,… En 1999, il est nommé pensionnaire de l’Académie de France à Rome à la Villa Médicis et en 2001, il reçoit le prix Hervé Dujardin de la SACEM. Depuis 2003, il enseigne l’improvisation au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.


La résidence de Jonathan Pontier 

En 2003-2004, c’est encore une nouvelle approche de la résidence qu’a choisie Jonathan Pontier : celle de l’action artistique. Participant à la conception même des actions menées, notamment en composant de très petites formes pour des élèves. En 2004-2005, nous avons créé Têtes Pansues sur un texte d’Eugène Durif et dont la musique est signée Jonathan Pontier.

 
Né en 1977 en banlieue parisienne, Jonathan Pontier n’a cessé de suivre la voie autodidacte de la musique ; la composition est depuis son plus jeune âge sa première préoccupation, des chansons d’enfance au rock adolescent. Le choc de la musique contemporaine constituera le « filtre » à travers lequel passera tout ce qu’il a fait ou fera. Après quelques années de formation dans les divers milieux du classique, du contemporain, du jazz, de la musique de film, ainsi que des techniques de studio et d’informatique musicale, Jonathan développe son esthétique en revenant au texte et à la chanson. Diplômé de Composition au CNSM de Paris en octobre 2001, il a ouvert une classe de musique assistée par ordinateur au CNR d’Aubervilliers-La Courneuve en janvier 2002.
On peut trouver parmi sa production un oratorio (La Rhéserection, avec Médéric Collignon, Guy Reibel et Fred Le Lay), une sonate pour piano, créée par Marie-Josèphe Jude, une symphonie-pastiche, des pièces de musique de chambre, d’harmonie, des musiques de films, pièces électroacoustiques, pour OMNI…Il est également arrangeur et pianiste pour plusieurs artistes de chansons.



La résidence d’Oscar Strasnoy 

En 2003, c’est en qualité d’assistant à la mise en scène, sur La Verità in cimento de Vivaldi qu’Oscar Strasnoy a vécu sa résidence. L’année suivante, l’Arcal a commandé à Oscar Strasnoy une musique pour Opérette de Gombrowicz. Oscar Strasnoy y écrit un rôle « sur mesure » pour Robert Expert, ayant largement eu l’occasion d’entendre sa voix au cours des répétitions de La Verità in Cimento.

 
Né en 1970. Etudes de piano, direction d’orchestre et compositions aux conservatoire de Buenos Aires, Paris et Francfort, avec Guillermo Scarabino, Guy Reibel, Mikaël Levinas, Gérard Grisey (à Paris), Hans Zender (à Francfort) et John Carewe (à Londres). Directeur musical de l’orchestre du CROUS de Paris entre 96 et 98. Ses pièces ont été jouées notamment à la Philharmonie de Berlin, à l’Ircam, à Radio France (Orchestre Philharmonique), au musée d’Orsay, au festival Musica (Strasbourg), au Rendez-vous Musique Nouvelle de Forbach, au Teatro lirico Sperimentale di Spoleto, mais également en Australie, au Japon, en Roumanie et en Argentine. Il a fini ses études en troisième cycle au Conservatoire de Paris après avoir obtenu un premier prix à l’unanimité et un prix spécial du jury. Boursier des gouvernements français et argentin, de la Fondation Grüneisen (Mozarteum Argentino) et de la Fondation Nadia et Lili Boulanger. Lauréat en 99 de la bourse «Villa Medicis hors les murs» ‘Association Français ed’Action Artistique). Sur l’invitation de Peter Eötvös, il a été résident à «Herrenhaus-Edenkoben», Allemagne en 2000. Boursier de l’Akademie Schloss Solitude, pour une résidence à Stuttgart en 2001. Son spectacle de théâtre musical Ephemera (coproduction du Musée d’Orsay et 2e2m) a bénéficié d’une commande de l’Etat et a été représenté en France lors de la saison 2000-2001. Luciano Berio lui a remis le prix Orpheus 2000 pour son opéra Midea, qui a été créé au théâtre Caio Melisso de Spoleto en septembre 2000 e à l’Opéra de Rome en mars 2001. Il a reçu une commande de la Biennale de Venise pour 2002.


La résidence de Benjamin Hamon 

En 2001, Benjamin Hamon assiste à la conception, aux répétitions et à la tournée de Wolfgang, caro mio !. Benjamin Hamon est alors en train de composer son opéra Le Terrain vague et, dans le cadre de sa résidence, il dispose des chanteurs de Wolfgang pendant plusieurs jours pour expérimenter et tester son propre travail.

 
Benjamin Hamon étudie le piano, la composition, l’analyse, l’harmonie et le contrepoint au CNSM de Paris, à l’ENM de Paris et à l’IRCAM. Il se forme également au théâtre ainsi qu’à la dramaturgie et à ce titre, participe à diverses productions théâtrales. Intéressé par le cinéma, il approche les techniques cinématographiques en autodidacte.
Depuis 1998, il se consacre essentiellement à l’élaboration d’œuvres lyriques. Actuellement, il travaille principalement à la composition (livret - musique orchestrale et électro-acoustique) de trois opéras constituant une trilogie.
Le Terrain Vague, premier volet de cette trilogie, approche le phénomène d’entraide. Il permet d’intégrer différentes formes d’expression : la musique électro-acoustique – dérivée de captures sonores urbaines puis spatialisée – est combinée à la musique orchestrale et vocale et la mise en scène théâtrale d’un récit réaliste contemporain est associée à des extraits vidéo.



La résidence de Benjamin Hertz 

En 2000 Benjamin Hertz a participé à « l ‘année Cavanna » que nous étions en train de vivre avec la re-création de la Confession Impudique et la création d’un spectacle tout public Raphaël, reviens ! Il a suivi les répétitions des deux spectacles et a assuré en tournée la diffusion de la bande-son de la Confession Impudique. Deux ans plus tard, nous commandions à Benjamin Hertz le cabaret lyrique Merci Douglas, bonsoir sur des textes et avec une mise en scène de Jacques Rebotier.

 
Benjamin Hertz, est né à Reims en 1971. Il obtient un diplôme de l'Institut d'Etudes Politiques de Lyon en 91 et parallèlement poursuit sa formation musicale (solfège, clarinette, classe d'orchestre) au CNR de Reims puis de Lyon. Il suit d'autre part les enseignements de jean Schwartz et d'Emmanuel Nunes pour la composition et de Betsy Jolas pour l'analyse et un Diplôme de Formation Supérieur de direction d'orchestre à l'unanimité après avoir suivi l'enseignement de Philippe Cambreling.
Œuvres principales Musiques acousmatiques : Le miroir aux alouettes (90-91); Aux confins, sept lisières (94) ; Bal de têtes (97). Musiques instrumentales et mixtes : Vancouver " opérette " pour 7 comédiens, soprano, 12 instruments, chœur d'enfants et bande magnétique. (1995-1996) commande de l'ADAMI dans le cadre du Bicentenaire du Conservatoire de Paris. Vaste embrouille théâtre musical pour trombone, percussion et contrebasse créée à la Alte Feuerwoche de Cologne en 98. Ode à Salvador Dali, pour récitant, 5 instruments et bande, commande du festival Aujourd'hui Musiques de Perpignan en 96. Mister Blue a du vague à l'âme pour 8 instruments créé en 97 au Conservatoire de Paris par l'ensemble Court Circuit. Bloody old blood pour 3 voix de femmes et orchestre, sur un texte de Marc Tamet (1997). Rengaine apocryphe de Bob l'élégant à Henry Blue pour 12 instruments (98-99) version révisée et augmentée de Mister Blue à du vague à l'âme, créé au Trianon (Paris) en 99 par l'ensemble 2E2M.
Parcours Benjamin Hertz a été joué notamment au Festival Aujourd'hui Musiques de Perpignan, au Festival Rhénan de Cologne, au Festival Futura ainsi qu' à la Maison de Radio France à Paris dans le cadre du cycle acousmatique Son-Mu (INA-GRM). Il a fondé et animé, avec Nathalie Clouet et Oscar Strasnoy le K barré qu'on sert chaud (cabaret concert show)à Paris en 97. Il poursuit l'expérience avec Marc Tamet aux Instants Chavirés à Montreuil avec Dzoïng !... café concert (98). Il a travaillé pour des musiques de scène et de danse avec des artistes tels que Marc Tamet pour La Loutre ; Jean-Pascal Gilly pour une commande d'Odile Dubosc ; Georges M'Boussi pour L'Etat honteux, Festival de Bruxelles 97/98 ; Pierre Gramont pour Le Vent, la Pluie et la Princesse 98/99).