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Toutes les informations concernant la production: Le pauvre Matelot Darius Milhaud 2008-2009 ** INFORMATIONS GENERALES : complainte lyrique en trois actes sur un livret de Jean Cocteau ** DISTRIBUTION : Christian Gangneron mise en scène Claude Masson costumes Nicolas Roger lumières Jean Delescluse Le matelot ténor Claudine Le Coz Sa femme soprano Jacques Bona Son beau-père basse Jean-Baptiste Dumora Son ami baryton ** INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES : Piano Stéphane Petitjean Production Arcal ** DATES DES REPRESENTATIONS : La Valette - Malte 19/03/2009 18h00 Teatru Manoel La Valette - Malte 20/03/2009 18h00 Teatru Manoel La Valette - Malte 21/03/2009 18h00 Teatru Manoel La Valette - Malte 22/03/2009 18h00 Teatru Manoel La Valette - Malte 23/03/2009 18h00 Teatru Manoel St Arnoult en Yvelines - 78 14/06/2009 12h00 Maison Elsa Triolet-Aragon St Arnoult en Yvelines - 78 14/06/2009 16h00 Maison Elsa Triolet-Aragon ** MOT DU METTEUR EN SCENE : Le pauvre Matelot dans les cafés Cocteau et Milhaud sont partis d’un fait divers sanglant, qu’ils ont transposé dans le décor d’un café, multipliant les références aussi bien aux musiques de film qu’aux complaintes des musiciens ambulants qui allaient, racontant des histoires de crimes. La beauté de cette œuvre tient à la façon dont Cocteau et Milhaud ont réussi à transfigurer le fait divers en un émouvant poème lyrique populaire. On y reconnaît un mélange de réalisme et de lyrisme, de quotidienneté et de poésie, qui s’épanouira dans certains films français d’avant-guerre. L’histoire se réfère à toute une mythologie du cinéma. Le père, pour disqualifier la «folie» de sa fille, lui reproche «d’être un personnage de cinéma», folle de ce fou. Et, en un sens, ce sont bien deux folies qui s’affrontent : l’une féminine, dominée par des images hallucinatoires, et comme définitivement installée dans la douleur de l’attente, l’autre masculine, la passion d’un aventurier qui joue avec sa vie, et qui, de façon sadique, élabore un jeu dont la partenaire doit ignorer la règle. La rencontre fatale de leurs folies ordinaires : ce thème séduisait Milhaud car il y voyait la possibilité de traiter un fait divers comme une tragédie. Pourtant, jamais sa musique ne s’autorise à hurler à la mort, elle enveloppe le drame d’une émotion trouble, doucement équivoque. Loin de tout pathétisme, elle s’ouvre à la poésie, respectueuse du mystère d’un geste, ne prétendant jamais dévoiler ce qui peut l’être, «l’infracassable noyau de la nuit. ** ARGUMENT : Le sujet du Pauvre Matelot est simple : une femme est sans nouvelles depuis plusieurs années de son mari qui est marin. Malgré l’instance de son beau-père, elle refuse de se remarier. Le mari revient à l’improviste, il va tout d’abord chez un voisin qui le met au courant de la vertueuse attitude de sa femme et de sa misère; le mari veut «voir son bonheur du dehors». Il se fait passer auprès de sa femme pour un ami de son mari, lui raconte que le malheureux est toujours prisonnier, qu’il est souffrant et sans argent, il lui confie qu’il a eu plus de chance et qu’il est très riche et lui demande de passer la nuit chez elle. Elle accepte et le tue afin de «sauver son mari». Le rideau tombe avant qu’elle ait pu se rendre compte de son erreur et de son crime Darius Milhaud ** EN SAVOIR PLUS : ** BIOGRAPHIES ASSOCIEES : Jean Delescluse Originaire de Lyon, Jean Delescluse débute au sein de l'atelier lyrique puis de la troupe de l'Opéra National de sa ville natale. Il y interprète de nombreux rôles durant cinq saisons parmi lesquels Alfred (la Chauve-Souris), Flûte (le Songe d'une Nuit d'Eté), Basilio (les Noces de Figaro),Tamino dans la version francaise de la Flûte Enchantée et travaille en autres sous la direction musicale de Kent Nagano, John Nelson, Stuart Bedford, Paolo Olmi dans des mises en scène de Robert Carsen, Pierre Strosser, Jean-Pierre Vincent ou Klaus-Maria Grüber. Il poursuit depuis lors une carrière liée en France et à l'étranger et s'est illustré dans de nombreuses productions; il chante Les Contes d'Hoffmann (Frantz) avec l'Orchestre National d'Ile de France, Werther (schmidt) avec l'Orchestre National de Lille, L'Heure Espagnole (Torquemada) sous la direction de Charles Dutoit à Montréal, l'Enlèvement au Sérail (Pédrillo) en concert avec Marc Minkowski et à l'Opéra de Rennes . Il aborde également des rôles de premier plan comme Ferrando de Così Fan Tutte à l'Opéra de Saint-Etienne, qu'il reprend en 2001 avec la structure itinérante Arcal en France, ou encore Bénédict de Béatrice et Bénédict au Festival Berlioz 1998, Gomatz (Zaide) avec les Concerts de l'Hôstel-Dieu . Jean Delescluse consacre une grande partie de son activité à la musique sacrée classique et baroque et a pu interpréter en 2000 l'évangéliste de la Passion selon Saint-Matthieu au Gewandhaus avec l'Orchestre de la Radio de Leipzig. Il s'est produit également aux côtés de Gérard Lesne -il seminario musicale-, ou avec l'ensemble des lumières XVIII-21 de Jean-Christophe Frisch. Il interprète en décembre 2001 le récitant dans l'Enfance de Christ de Berlioz sous la direction de Christophe Eschenbach à Hamburg. Très attaché au travail sur le répertoire français des mélodies, en duo avec les pianistes Alexandre Tharaud ou David Selig, il s'est produit par deux fois à la Bibliothèque Nationale de France dans deux programmes autour des textes de Raymond Queneau ou Max Jacob aux côtés du comédien François Morel. Il fût également invité à Leipzig au Gewandhaus pour interpréter la suite Shylok de Fauré sous la direction de Serge Baudo. Enfin, il vient de créer en janvier 2001 un spectacle sur des textes et musiques d'Eric Satie toujours en association avec Alexandre Tharaud à la Phiharmonie de Bruxelles et le comédien Jules-Henri Marchand, directeur du théâtre du Rideau de Bruxelles. Claudine Le Coz Après ses premiers prix de chant et d'art lyrique au conservatoire National Supérieur de Paris dans les classes de Christiane Eda-Pierre et de Michel Roux, Claudine Le Coz se perfectionne notamment auprès de Rachel Yakar, Teresa Stich-Randall, Hans Hotter. Elle aborde alors une carrière qui se partage désormais entre l'opéra, l'oratorio et le récital. Elle participe ainsi à la création de Daphnis et Alcinadure de Mondonville à l'Opéra de Montpellier, à celle des Pélerins de la Mecque de Gluck (direction René Jacobs) puis à l'enregistrement de cette œuvre sous la baguette de J.E. Gardiner (production de l'Opéra de Lyon). Jean-Claude Malgoire fait appel à elle pour l'Alceste de Lully. Elle chante le rôle de Pamina et celui de Marcelline dans Les Noces de Figaro sous la direction de J.C. Malgoire. Avec l’Arcal, elle aborde également le répertoire de notre siècle Le pauvre Matelot et les Malheurs d'Orphée de Milhaud, Le Tour d'écrou de Britten. Elle participe à la création de plusieurs opéras de Georges Aperghis. En oratorio, Claudine Le Coz collabore régulièrement avec l'Orchestre du Capitole de Toulouse, la Grande Ecurie de Jean-Claude Malgoire. Enfin elle réserve une place privilégiée au récital. Avec le pianiste Serge Cyferstein, elle forme un duo qui obtient un premier prix avec mention spéciale au Forum de la mélodie et du lied de Paris et se produit aussi bien en France qu'à l'étranger. Sa discographie comprend Mozart, Gluck, Honegger, Milhaud, Sauguet, Rameau, Lully Jacques Bona Jacques Bona a abordé de nombreux genres musicaux : chant grégorien, oratorios classiques, récitals de lieder, créations contemporaines et toutes formes de musiques écrites pour la scène lyrique ou adaptées. Son attrait pour les découvertes musicales l'a dirigé vers le théâtre musical ou l'opéra actuel (ouvrages de Georges Aperghis, Claude Prey, Sylvano Bussotti , Gérard Pesson, François-Bernard Mache etc.). Il a interprété aussi la musique des XVIIe et XVIIIe siècles en particulier sous la direction de Jean-Claude Malgoire, Michel Corboz, William Christie ou Hervé Niquet, dans de grandes réalisations « baroques » : Tancrède de Campra, Le Retour d'Ulysse de Monteverdi, Atys de Lully, Jephté de Montéclair, Les Indes Galantes de Rameau, Médée de Charpentier, Le Triomphe d'Iris de Clérambault. Il participe à certaines productions de l'Atelier Péniche Opéra, animé par Mireille Larroche (Ubu de Vincent Bouchot ), ou de l'ARCAL, animé par Christian Gangneron ( La Confession Impudique de Bernard Cavanna ou Le Pauvre Matelot de Darius Milhaud). Plus épisodiquement, il est engagé dans des spectacles ou des structures « traditionnelles » : ainsi, en 2002, il a interprété le rôle du Bailli dans Werther de Massenet programmé à Tours. Basse soliste de nombreux oratorios (ainsi, en 2003, L’enfance du Christ d’Hector Berlioz ou le Te Deum de Christof Pendereski), il collabore régulièrement à des concerts et des enregistrements des ensembles Gilles Binchois (direction: Dominique Vellard) et Les Solistes de Lyon (direction: Bernard Tétu). Titulaire du CA de professeur de technique vocale, il enseigne au Conservatoire National de Région de Caen et au Conservatoire Hector Berlioz du 10ème arrondissement de Paris. Jean-Baptiste Dumora Formation au CNSM de Lyon puis à l'Atelier lyrique de l'Opéra de Lyon avant d'en rejoindre la troupe. Son parcours lyrique lui permet d'aborder des compositeurs et des styles allant de Monteverdi à l'opéra contemporain (La Station thermale de F. Vacchi, Dédale de H. Dufourt). Il fut notamment Papageno dans Une petite Flûte enchantée à l'Amphithéâtre de l'Opéra Bastille, le Père dans Hänsel et Gretel de Humperdinck. Le festival de Verbier en Suisse l'invite pour les rôles de Ben dans Le Téléphone de Menotti et de Zaretsky dans Eugène Onéguine aux côtés de Barbara Hendricks et sous la direction de Yuri Temirkanov. Il se produit en récital et également en concert. Avec l’Arcal, il interprète Guglielmo dans Così Fan Tutte, Pollux dans Castor et Pollux de Rameau, et l’Ami dans Le Pauvre Matelot de Milhaud. Parmi ses enregistrements, l’intégrale des mélodies d’André Messager paru chez Selena, "coup de coeur" de l’Academie Charles Cros pour l’année 2001. Christian Gangneron Christian Gangneron fut dramaturge au Théâtre Royal de la Monnaie et au Ballet du XXème siècle, puis assistant de production à l’Opéra de Nancy. En 1983, il fonde l’ARCAL. Dans ce cadre, il met en scène des opéras de chambre baroques ou contemporains. Il dirige, de 1988 à 1990, le C.N.I.P.A.L Au Festival d’Innsbruck, pendant quatre ans, il fait équipe avec René Jacobs (opéras de Cavalli, Hændel et Mozart). Au Festival d’Avignon, il met en scène Le Miracle secret, création mondiale de Martin Matalon. Invité par Alain Curtis à Berkeley, il met en scène La Schiava liberata de Jommelli. Par ailleurs, il met en scène Tarare de Salieri à Strasbourg, Pénélope de Gabriel Fauré et Ariadne auf Naxos de Strauss à l’Opéra de Nantes et de Rennes ; Werther de Massenet et Carmen de Bizet à l’Opéra de Metz ; Le Turc en Italie de Rossini et Les Noces de Figaro de Mozart à Metz et Rennes ; Cosi fan tutte de Mozart à Metz et Besançon ; Création française du Jardin labyrinthe de M. Tippett et C’est la faute à Werther, création de Patrice Fouillaud à la Ferme du Buisson, où l ‘Arcal est en résidence de 92 à 99 ; Nouvelles Histoires sacrées, oratorios de Claudio Ambrosini, André Bon, et Giacomo Carissimi à Caen ; Rodelinda de Hændel à Halle. En 97, avec l’ARCAL, Christian Gangneron met en scène Castor et Pollux de Rameau. La saison suivante à l’Opéra de Metz, il a terminé une trilogie Mozart-Da Ponte avec Don Giovanni, et a mis en scène pour l’ARCAL L’Orfeo de Monteverdi. En 1999, il a mis en scène, toujours pour l’Arcal Agrippine d’après Haendel et en 2000 Raphaël, reviens ! un opéra pour enfants de Bernard Cavanna. Invité par la Fenice à Venise en septembre 2000, il met en scène Anacréon de Cherubini. En 2002, La Verità in cimento d'Antonio Vivaldi avec J.-Ch. Spinosi et l’Ensemble Matheus. Il reprend à Metz la Trilogie Mozart - Da Ponte avec une même équipe de chanteurs. En octobre 2002, il met en scène La Serrana d'A. Keil au São-Carlos de Lisbonne. En 2003, Opérette de W. Gombrowicz, musique d’O. Strasnoy, créée au Grand Théâtre de Reims, dans le cadre d’une nouvelle résidence de l’Arcal en Champagne-Ardenne. Cette production est emblématique du tournant opéré par la compagnie qui, à partir du « lieu de fabrique » installé rue des Pyrénées à Paris, développe un projet de croisement de l’art lyrique avec les autres disciplines du spectacle vivant. Dans cet esprit, Christian Gangneron réalise à la demande du CDN de Sartrouville, 3 petites formes théâtrales dans le cadre de l’édition 2003 de la Biennale Odyssées 78. La Fondation Gulbekian, en association avec le Teatro Nacional de San Carlos, l’invite en 2004 à Lisbonne pour encadrer un cursus de formation à la mise en scène d’opéra. Pour l’Arcal, il met en scène Têtes Pansues farce lyrique de Jonathan Pontier et Eugène Durif. En 05, il revient à Sartrouville avec « 3 pièces pour 1 acteur » pour Odyssée 78, et à Venise avec Pia de’ Tolomei de Donizetti pour La Fenice. Pour l’Arcal en 06, il met en scène Riders to the sea de Vaughan Williams (création en France) puis Ni l’un ni l’autre, création chanté et dansé sur des musiques originales de Matthew Lima, Yann Robin, Gilles Schuehmacher et Hugo Wolf. En 08, il met en scène Les Sacrifiées opéra de Thierry Pécou sur un texte de Laurent Gaudé. Claude Masson Après avoir travaillé plusieurs années dans la restauration de costumes d’époque XVIIIème et XIXème, Claude Masson devient, en 1977 décoratrice pour diverses productions du spectacle (théâtre, opéra, télévision, cinéma). Elle crée à l’Opéra de Marseille les costumes pour Madame Butterfly, puis successivement pour Les Pêcheurs de perles, Mahagonny, La voix humaine, Don Pasquale, Don Juan, Carmen, Le Bal masqué, Idoménée… Elle ouvre en 1984 un atelier de costumes où elle dirige la conception et la réalisation de ses modèles. Parallèlement, elle collabore depuis 1983 avec Christian Gangneron, pour qui elle crée les costumes des productions qu’il a réalisé pour l’ARCAL, pour les festivals d’Innsbruck, de Berkeley, de Halle et pour les opéras de Nantes et de Metz. Elle travaille aussi régulièrement avec Alain Garichot pour qui elle signe les costumes de Goldoni et ses musiciens à l’Amphithéâtre de la Bastille, du Dialogue des Carmélites au Palais Garnier, de La Clémence de Titus de Mozart à l’Opéra de Rennes ; d’Eugène Oneguine de Tchaïkowski à l’Opéra de Nancy, Pénélope à Rennes et Carmen à Nancy ; Véronique de Messager, Falstaff de Verdi et Adrienne Lecouvreur de Cilea pour l’opéra de Lausanne ; Marie Stuart de Donizetti et Manon de Massenet à l’opéra de Genève. En collaboration avec Bruno Fatalot, elle crée notamment les costumes de Lucia di Lammermoor et de Traviata aux Chorégies d’Orange, de La Poudre aux yeux pour le Festival d’Anjou en collaboration avec Bruno Fatalot. Elle réalise pour Christian Gangneron les costumes de L’Orfeo, de Rodelinda au Festival Haendel de Halle, d’Agrippine, de Cosi fan tutte, de La Verità in cimento, Opérette, La Serena, Pia de Tolomei, etc. Claude masson prépare pour les saisons à venir Madame Butterfly de Puccini à l’opéra de Rouen et Simon Boccanegra de Verdi à l’opéra de Nantes-Angers. Nicolas Roger Nicolas ROGER Lumières Très tôt, Nicolas Roger marque un vif intérêt pour le théâtre : il participe en tant que comédien à de nombreux spectacles à Angers, sa ville natale. Il choisit alors de suivre une formation aux techniques de la lumière et obtient son Diplôme des Métiers Artistiques (DMA) à Nantes en 2001. Il participe ensuite à de nombreux projets, tant pour le théâtre et le cinéma que pour les musiques amplifiées, tour à tour acteur ou technicien. En 2003, il est régisseur général au CDN de Sartrouville, dans le cadre d’Odyssées 78, pour le spectacle Un Obus dans le cœur de Wajdi Mouawad , mis en scène par Christian Gangneron (spectacle deux fois nominés au Molières 2005 et en tournée pour 120 représentations). C’est pour l’Arcal qu’il crée ses premières lumières avec Acis et Galatée, opéra de Lully, mis en scène par Christian Gangneron au Grand Théâtre de Reims en 2004, année où il créé les lumières de la reprise de Wolfgang , caro mio ! sa première collaboration avec Xavier Ricard qui lui propose alors de créer celle de La tragique Histoire de Paillasse.