Compagnie Figli d’Arte Cuticchio

via bara1Elle naît en 1971 mais son parcours ne peut s’expliquer que s’il est rattaché à l’activité artistique de Mimmo Cuticchio.

Mimmo naît en 1948. Son enfance est marquée par le monde fantastique de l’opra, mais sa jeunesse n’a pas tout du conte de fées. Tout en recevant une éducation sous le sceau du respect absolu de la tradition, il se trouve confronté à une réalité toujours plus étrangère aux valeurs de sa culture populaire. Son apprentissage se fait naturellement, quasiment en jouant.

En 1963 il participe au 6ème Festival des Deux Mondes à Spoleto. En 1967, après son expérience parisienne à l’Ambassade d’Italie, il décide de couper le cordon avec son père pour rester quelques mois dans la capitale et diriger un petit théâtre de pupi sur le boulevard Saint Michel, à côté du 73 de la Cave Librairie, dans le quartier latin.

En 1970, il s’installe à Rome pour une expérience dans le domaine du cinéma. Il y rencontre Aldo Rendine, directeur de l’Académie d’Art Dramatique P. Scharoff, auprès duquel il prend des cours de diction et de phonétique. Mais passée une année, le même acteur va pousser le jeune élève sicilien à poursuivre la tradition des pupi et Mimmo retourne donc à Palerme. L’intolérance pour la discipline paternelle va au-delà du conflit générationnel. Mimmo ressent le besoin de rencontrer un autre maître, Peppino Celano, suite à un choix bien pesé et conscient.

L’apprentissage auprès de Celano ne dure que trois ans, jusqu’à la mort du vieux puparo et cuntista. Mais avant sa disparition et grâce au dévouement avec lequel Mimmo l’a suivi, il parvient à assimiler les techniques de fabrication des pupi ainsi que celles du cunto.

Après la mort de Celano, toute l’attention de Mimmo est accaparée par le petit théâtre qui ouvre à Palerme, rue Bara all Olivella en 1973.

L’Association «Figli d’Arte Cuticchio” naît en 1977». Elle incorpore la compagnie du même nom. Pour la première fois de l’histoire, une compagnie de pupari établit une relation avec l’administration publique italienne qui permet, à l’appui d’une convention, un développement dans le secteur de l’artisanat, soutien traditionnel de l’opera dei pupi et sur lequel les pupari se sont toujours appuyés. La compagnie se trouve ainsi capable de réaliser des spectacles avec un contrôle absolu sur toutes les phases de fabrication: de la sculpture des armures à la taille du bois pour les corps, la peinture des scènes et des panneaux, enfin la création des costumes.

La compagnie réunit ensemble les trois principaux langages de la communication théâtrale: la récupération des techniques traditionnelles des pupi et du cunto, la recherche et l’expérimentation.

 

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