Laurent Bourdeaux, baryton

laurent_bourdeauxLaurent Bourdeaux décide de se consacrer au chant après avoir obtenu le diplôme de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris (où il est membre de la troupe de théâtre). Elève d’Ana-Maria Miranda au Conservatoire du XVème arrondissement de Paris, il obtient un 1er Prix des Conservatoires de la Ville de Paris en 2000. Il se perfectionne auprès d’Udo Reinemann au CNR de Metz, et étudie la direction de chœur (avec Valérie Fayet et Didier Bouture) et d’orchestre (avec Scott Sandmeier). Membre de l’Académie Européenne de Musique d’Aix-en-Provence en 2001, il y rencontre Gabriel Bacquier, dont il suit plusieurs masterclasses à Saint-Céré.

Après avoir débuté sa vie professionnelle en chantant dans plusieurs ensembles, notamment le Chœur des Musiciens du Louvre.Grenoble de Marc Minkowski (le Messie, Platée, la Belle Hélène…), ou des ensembles à « un par voix » tels que Sequenza 9.3 (dir.: Catherine Simonpietri) et les Jeunes Solistes (dir. : Rachid Safir), avec lesquels il participe à de nombreuses créations (de Bernhard Lang, Thierry Escaich, Edith Canat de Chizy…), il poursuit maintenant une carrière de soliste.

Sa voix longue lui permet d’aborder un large répertoire d’oratorio. Il a notamment interprété les Requiem de Mozart, de Brahms, de Duruflé, ainsi que le Messie de Haendel, la  Messa di Gloria de Puccini et de nombreuses œuvres de Bach : cantates 4, 78, 82, La Passion selon St Jean

Son répertoire lyrique est également très varié : il incarne le Génie du Froid (King Arthur de Purcell), Ubalde (Armide de Lully), Belcore (L’Elisir d’amore de Donizetti), Schaunard (La Bohème de Puccini, avec l’orchestre Ostinato dirigé par Jean-Luc Tingaud). Il interprète le rôle du Podestat dans La Finta Giardiniera de Pasquale Anfossi, avec l’orchestre La Capella di Turchini  sous la direction d’Antonio Florio, à Royaumont puis en tournée européenne (mise en scène de Stephan Grögler). Avec l’Ensemble Baroque de Toulouse (direction Michel Brun), il est le Grand Prêtre dans Le Triomphe des Arts de B. A. Dupuy, recréé à la basilique Saint Sernin.

Son aisance scénique lui permet d’être engagé dans des rôles exigeant des qualités de comédien autant que de chanteur. Ainsi, il est Papageno dans La Petite flûte magique, d’après La Flûte enchantée de Mozart, pour l’Opéra de Besançon. Avec la compagnie Les Brigands (direction de Benjamin Lévy, mise en scène de Stephan Druet) il est Grabuge dans Geneviève de Brabant, puis le  Grand Personnage de Virgamen dans Le Docteur Ox d’Offenbach, au théâtre de l’Athénée à Paris. Du même Offenbach, il est le Comte Oscar dans Barbe-Bleue (direction d’Amaury du Closel, mise en scène d’Ivan Morane) pour Opéra Nomade, et le roi Vlan du  Voyage dans la lune.

Très attaché au répertoire contemporain, il participe à de nombreuses créations, qu’il s’agisse de mélodies (cycle Ficciones del tiempo d’Olivier Penard) ou d’œuvres lyriques. Il incarne ainsi plusieurs personnages dans Raphaël, reviens! de Bernard Cavanna, création de l’Arcal donnée sur plusieurs scènes nationales (CD chez Nocturne). Il tient le rôle du baryton dans Vertiges II de Jean-Pierre Drouet avec l’ensemble Ars Nova (direction Philippe Nahon) au Grand Théâtre de Limoges, puis avec l’ensemble 2e2m (direction Pierre Roullier) au Grand Théâtre de Reims, à Hambourg, au Konzerthaus de Berlin… Il se produit à l’Opéra de Nantes et d’Angers dans Love songs, mis en scène par Renate Ackermann, alternant madrigaux de Monteverdi, Peter Eötvös et Claude Vivier. L’ensemble TM+ (direction Laurent Cuniot) l’invite à chanter la Sérénade opus 24 de Schoenberg à la Villa Savoye. Il participe à une tournée européenne du spectacle Corazon loco de la chorégraphe Blanca Li (musique d’Edith Canat de Chizy) et est le rôle-titre du Roi des imbéciles de Morgan Jourdain, créé lors du festival « Opéra des rues ». Geoffroy Jourdain lui confie l’un des rôles dans Le tour des babils, spectacle sans paroles mis en scène par Nicolas Vial. Associé à la pianiste Elsa Grabowski, il donne en récital l’intégrale des mélodies de Poulenc sur des poèmes d’Apollinaire (à l’ENS), et crée La Sône, cycle de mélodies de Benoît Menut, à l’abbaye de la Prée.

Depuis 2011, il chante les intermèdes du Malade Imaginaire de Molière (musique originale de Marc-Olivier Dupin) à la Comédie Française. En 2013, Etienne Perruchon lui confie la partie de baryton solo dans son spectacle Dogorians, créé au Théâtre du Soleil et repris en tournée.

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