Pierre Kuentz, auteur

Pierre Kuentz © DR

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Trois rencontres déterminantes dessinent mon parcours intellectuel et artistique.

EPISODE 1 / BIOGRAPHIE 1994–2000
En 1994, alors que je suis tout jeune artiste, Claire Gibault me propose d’intégrer l’équipe d’encadrement de la Maîtrise de l’Opéra National de Lyon. J’y enseigne le piano et dirige un atelier de théâtre musical. Au cours de ces années, j’approfondis ma connaissance de l’opéra, du répertoire, des voix. Claire Gibault imprime dans son équipe une dynamique qui favorise l’activité artistique. Je multiplie alors, parallèlement à ma charge d’enseignant, les expériences qui associent la musique à la scène. Cette période est marquée par la multiplicité et la diversité : musicien de plateau parfois comédien, je travaille au théâtre pour Denis LLorca, Kristian Frédric, Pierre Beffeyte, Thierry Chantrel, assistant à la mise en scène je travaille pour Patrick Le Mauff, comédien-pianiste je joue dans le film d’Yves Angelo Sur le bout des doigts.

ÉPISODE 2 / BIOGRAPHIE 2000-2005
En 2000, je rencontre Ludovic Lagarde. Il me propose de travailler pour lui en qualité de dramaturge. C’est un tournant décisif. L’expérience de l’analyse des textes et des images acquise au cours de mes études universitaires, ma connaissance de l’histoire de l’art, une certaine pensée du visuel prennent alors une place essentielle dans mon activité et se mettent au service d’une création artistique. La rencontre avec Ludovic Lagarde est indissociable de celle avec l’auteur Olivier Cadiot. Cette rencontre rendra plus intense et plus aiguë ma sensibilité au processus d’écriture et aux problèmes de traduction. Elle nourrit encore aujourd’hui mes rapports aux textes. Cette période dense est intellectuellement et artistiquement très riche. Elle inscrira dans mon travail le goût des échanges, des collaborations, des hybridations. Dans le même temps, je collabore avec François Rancillac en 2004 (dramaturgie de Athalia de Hændel) et je commence mes premiers travaux de mise en scène. Ces mises en scènes sont essentiellement des spectacles musicaux : Celle qui (spectacle musical sur l’œuvre d’Yvette Guilbert), L’Opérette Imaginaire de Valère Novarina et Christian Paccoud, Pinocchio court toujours, opéra pour enfants de Romain Didier, Les Amours de Ragonde, opéra de Jean Joseph Mouret.

ÉPISODE 3 /  BIOGRAPHIE 2006 –2009
En 2006 d’Alain Brunet me propose de mettre en place au Festival d’Ambronay nouvellement labellisé CCR (Centre Culturel de Rencontre), une résidence qui s’inscrive dans la durée et qui accompagne mon développement d’artiste. Il s’agit aussi de nouer des liens avec les chercheurs associés au CCR, de produire des allers-retours entre recherche scénique, écriture et contenus scientifiques. Expérimentation, souci de la dramaturgie, collaboration avec les conservatoires, formation et sensibilisation auprès des plus jeunes vont signer les orientations de cette résidence. Je mets alors en place un dispositif spécifique de recherche et d’expérimentation qui associe artistes, scientifiques et publics : le Laboratoire. J’alterne, au cours de cette résidence, les mises en scènes d’opéra pour des productions impulsées par le CCR (Ercole Amante, les Troqueurs) et des projets d’écriture et de mises en scène que j’initie et qui trouvent davantage leur ancrage dans le travail de recherche du Laboratoire (Les Sirènes, Allégorie forever). Un projet spécifique de compagnie émerge et s’affirme peu à peu, une équipe artistique se stabilise autour de ce projet. La Compagnie des Infortunes prend corps. Le laboratoire devient le Laboratoire des infortunes.

source : site de la Compagne des Infortunes

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