Serge Tranvouez, comédien

Serge Tranvouez © Enrico Bartolucci

Serge Tranvouez © Enrico Bartolucci

Parcours

Après une licence de lettres modernes et une pratique de théâtre amateur à Rennes, Serge Tranvouez se forme comme acteur à L’Institut National Supérieur des Arts du Spectacle à Bruxelles. En sortant d’école, il joue dans deux spectacles au Théâtre National de Belgique.
Ayant rencontré André Steiger lors d’un stage en Suisse, il est engagé par ce metteur en scène pour deux productions à la Comédie de Genève et au Théâtre Vidy de Lausanne. Il travaille ensuite au Théâtre de Carouge à Genève.
Il revient en France, où il va faire des rencontres déterminantes. :
Antoine Vitez, dont il est l’assistant sur Le Mariage de Figaro de Beaumarchais.
Didier-Georges Gabily, auteur et metteur en scène, avec lequel il fonde «le Groupe T’Chan’g !», et sous la direction de ce dernier, il joue dans Phèdres et Hippolytes, Violences, Des cercueils de zinc, Enfonçures.
Et enfin Joël Jouanneau, avec qui il va développer une relation amicale et artistique sur une vingtaine d’années. D’abord acteur dans Par les villages de Peter Handke, il co-signera également deux mises en scène avec lui, Lève-toi et marche d’après F. Dostoïevski (Festival d’Avignon 1995) avec les élèves du T.N.S. et Rimmel de Jacques Séréna à Théâtre Ouvert (1998).

Le Maski Théâtre

En 1994, il fonde sa compagnie le Maski Théâtre, pour la création au Théâtre de la Cité Internationale (Paris) de Partage de midi de Paul Claudel (spectacle qui a obtenu le prix du syndicat de la critique en 1995).
Il montre ensuite L’Orestie d’Eschyle au Théâtre de Nanterre-Amandiers (1997), dans la traduction du même Paul Claudel.

Artiste associé au Théâtre Gérard Philipe, CDN de Saint-Denis

En 1998, il est metteur en scène associé au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis. Il met son énergie et son engagement dans ce projet de « Théâtre Citoyen », en accomplissant un travail permanent d’action culturelle. Basant son travail sur une fidélité aux acteurs et un travail continu de recherche, il réalise dans ce théâtre plusieurs spectacles : Gauche Uppercut de Joël Jouanneau (1998), Agar-des- cimetières de Braim Hanaï (1999) et Prométhée de Rodrigo Garcia (2001). Il y joue aussi comme acteur, le Monologue d’Adramélech de Novarina.

Metteur en scène

Fidèle à l’écriture contemporaine, il se prend de passion pour l’écriture de Koffi Kwahulé. Il met en scène deux pièces de l’auteur franco-ivoirien : P’tite Souillure, qui est d’abord présentée sous forme de chantier de création en septembre 2000, à Culture Commune-Scène Nationale, dans le cadre d’ « Afrique en Création », puis créée définitivement, en mai 2002, au festival « Frictions », organisé par le Théâtre National de Dijon-Bourgogne à Dijon. Le spectacle est repris au festival de Monbouan et à Rome en juillet.
En février 2002, il présente au Théâtre National de Bretagne une mise en espace de Jaz, autre texte de Koffi Kwahulé, dans le cadre d’un colloque avec l’Université de Rennes 2, sur les écritures africaines contemporaines. La version définitive se joue à la Maison du Comédien et au Lavoir Moderne Parisien en juillet 2003.

Pédagogie

Parallèlement au travail de compagnie, Il est engagé pour monter des spectacles pour des écoles nationales de formation d’acteur :
En juin 2001, il met en scène les élèves de l’école de La Comédie de Saint-Etienne dans Barbe-Bleue, espoir des femmes de Dea Loher.
Il dirige ensuite un atelier avec les élèves de 3ème année du Conservatoire national supérieur d’art dramatique à Paris, sur Gibiers du Temps de Didier-Georges Gabily, qu’il présente en Janvier 2002 au théâtre du conservatoire.
A l’automne 2002, il monte avec les élèves de l’E.S.A.D à Genève, Pylade de Pasolini, puis début 2003, les Fragments de Woyzeck, de Büchner, avec ceux de la S.P.A.D à Lausanne.
En 2004, Il met en scène le conteur Achille Grimault dans son spectacle Exit, pour le festival Mythos à Rennes et une tournée en Bretagne.
Il s’attaque ensuite avec ses acteurs à un grand projet en montant à la suite deux pièces de Jean Audureau : Katherine Barker et Hélène. Après une année de travail de recherche, les deux pièces sont créées avec le Théâtre de la Ville à Paris, et les Centres Dramatiques Nationaux de Reims, Caen et Saint-Étienne, en 2006.
Sa compagnie est associée à la Comédie de Reims durant cette saison.
La même année, il crée un troisième pièce de Jean Audureau, son œuvre testamentaire, à la Comédie Française : L’Élégant Profil d’une Bugatti sous la Lune.
Au début 2007, il est engagé par la Manufacture de Lausanne dans le cas d’un échange avec l’INSAS à Bruxelles, pour diriger un groupe d’élèves des deux écoles, dans Incendies de Wajdi Mouawad. Le spectacle est présenté en Belgique et en Suisse.
Après plusieurs interventions pédagogiques sur deux années au Centre National des Arts du Cirque, il monte avec la 19ème promotion, La Baraque de Foire, en décembre 2007.

Dernièrement

En 2008, il retravaille comme acteur avec Stanislas Nordey dans Incendies de Wajdi Mouawad, au Théâtre de La Colline, au Théâtre National de Bretagne et à Genève.
En décembre 2008, il a retrouvé Joël Jouanneau, en tant que collaborateur artistique, pour la création à l’Opéra de Nantes (janvier 2009), de Hydrogen Jukebox, opéra de Phillip Glass sur des textes d’Allan Ginsberg.
En 2009-10 il joue sous la direction de Gloria Paris (création au Théâtre du Nord) deux pièces en un acte d’Eugène Labiche sous le titre générique « C’est pas pour me vanter ».
En 2011 il est le narrateur de L’Histoire du Soldat, monté par l’Arcal dans la mise en scène de Jean-Christophe Saïs à l’Opéra de Reims, spectacle repris en tournée jusqu’en 2015-16.

Spectacles