Jacques Osinski, mise en scène

Jacques Osinski fonde à 23 ans sa première compagnie : La Vitrine. Dès ses débuts, son goût le porte vers les auteurs du Nord tels Knut Hamsun (La Faim, avec Denis Lavant), Ödön von Horváth (Sladek, soldat de l’armée noire), Georg Büchner (Léonce et Léna), Stig Dagerman (L’Ombre de Mart), Strindberg (Le Songe) ou Magnus Dahlström (L’Usine). Parallèlement il aborde également le répertoire classique avec Richard II de Shakespeare, Dom Juan de Molière et à nouveau Shakespeare avec Le Conte d’hiver.
De 2008 à 2013, il dirige le Centre dramatique national des Alpes à Grenoble. Il s’attache à y mettre en avant un répertoire très contemporain avec Le Grenier du japonais Yôji Sakaté, Le Moche et Le Chien, la nuit et le couteau de Marius von Mayenburg (toutes trois jouées au Théâtre du Rond-Point).
Au sortir du CDN des Alpes, il crée la compagnie L’Aurore boréale. Pour le festival d’Avignon 2017, Jacques Osinski dirige Denis Lavant dans Cap au pire de Samuel Beckett au théâtre des Halles.
A l’opéra, il met en scène en 2006 Didon et Enée de Purcell sous la direction musicale de Kenneth Weiss au Festival d’Aix-en-Provence. En 2007, il y reçoit le prix Gabriel Dussurget. Vinrent ensuite Le Carnaval et la Folie d’André-Cardinal Destouches sous la direction musicale d’Hervé Niquet créé au Festival d’Ambronay et repris à l’Opéra-Comique puis Iolanta de Tchaïkovski sous la direction musicale de Tugan Sokhiev au Théâtre du Capitole à Toulouse (2010). A l’automne 2013, il crée avec Marc Minkowski et Jean-Claude Gallotta à la MC2 : Grenoble Histoire du soldat d’Igor Stravinsky et El amor brujo de Manuel de Falla, production reprise à l’Opéra Comique en avril 2014. En mai 2014, il met en scène Tancredi de Rossini au Théâtre des Champs-Elysées puis, en 2015, Iphigénie en Tauride de Glück (direction musicale Geoffroy Jourdain) pour l’Atelier lyrique de l’Opéra national de Paris ainsi que Lohengrin de Salvatore Sciarrino et Avenida de los incas de Fernando Fiszbein avec l’ensemble musical Le Balcon (direction musicale Maxime Pascal) au Théâtre de l’Athénée, spectacle qui reçoit le prix de la critique pour les éléments scénique (Hélène Kritikos et Yann Chapotel).
(source : site de l’Aurore boréale)

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