Après, l’Isola Disabitata, il s’agit de retrouver Haydn, cette fois dans une grande forme, mais sur un terrain tout autre que le dramma giocoso mozartien : avec Haydn, s’aventurer sur le terrain du drame et de la magie, s’approcher d’une «terre inconnue», d’un personnage de femme qui hanta l’imaginaire occidental.

Une des pistes de l’Arcal est de se donner le temps et les moyens de réfléchir à la question de l’oratorio en rapport avec l’opéra, en tant qu’elle engage la question du sacré et celle de la communauté, et qu’elle fait signe vers une esthétique, voire une éthique de la mise en scène.

Par son oeuvre, Stradella est bien un musicien de la Rome baroque. Mais il est aussi à la croisée des chemins et des époques, à la croisée du théâtre lyrique et du drame sacré. Avec lui, les formes lyriques s’épanouissent dans un dynamisme très neuf. En présentant cet oratorio, l’Arcal continue sa recherche d’un autre […]