Projet

Créé en 1983 par Christian Gangneron, et dirigé depuis 2009 par Catherine Kollen, l’Arcal est une compagnie nationale de théâtre lyrique et musical qui a pour but de rendre l’opéra vivant et actuel pour tous nos contemporains, y compris ceux qui se pensent les plus éloignés de cet art, pour « rendre sensible » et être source de questionnement à soi-même et au monde.

Lignes directrices

Pour atteindre son rêve, l’Arcal travaille selon des axes complémentaires :

  • La création de spectacles de théâtre lyrique et musical, combinant chaque année opéra de chambre (de 17 à 50 personnes en tournée) et formes légères hors-les-murs (de 2 à 5 personnes en tournée), avec un esprit gourmand de découverte qui s’est traduit depuis 33 ans par 63 productions, de Monteverdi à aujourd’hui, dont 20 partitions nouvelles commandées à des compositeurs et de nombreuses œuvres des 17e, 18e et 20e siècles redécouvertes;
  • La diffusion de ses spectacles en tournée, avec 60 à 80 représentations par saison (soit plus de 2 000 depuis sa fondation), dans des lieux très variés, touchant ainsi un large public (entre 13 000 et 25 000 spectateurs par saison) :
    -des maisons d’opéras,
    -des théâtres non spécialisés (scènes nationales et conventionnées, centres dramatiques nationaux, théâtres de ville, festivals…),
    -des lieux atypiques ; écoles maternelles et primaires, cafés, prisons, salles des fêtes, hôpitaux, maisons de retraite, appartements, églises, permettant de provoquer des rencontres passionnantes avec des personnes qui ne connaissent pas l’opéra.
  • L’accompagnement de jeunes artistes des arts de la scène lyrique
    (chanteurs, metteurs en scène, écrivains, compositeurs, comédiens, marionnettistes, chefs d’orchestre, orchestres, vidéastes, scénographes…) par des actions de formation, d’insertion professionnelle, de rencontres, d’expérimentations, lors de résidences-laboratoires, de compagnonnage, et de prêt de salles de répétition;
  • L’accompagnement de nouveaux publics
    par des actions spécifiques de sensibilisation ou de pratique artistique, dans les écoles, collèges et lycées, les conservatoires, les quartiers en difficulté, les maisons de retraite, les prisons, les zones rurales, les hôpitaux… (pour un total de 600 heures et 3000 bénéficiaires par an), voire même avec des opéras chantés par des enfants (Brundibar en 2014 et 2015, A propos de Bottes en 2015, Désarmés en 2017).

Recherche artistique

Catherine Kollen souhaite travailler en profondeur sur la pluridisciplinarité, s’éloignant des traditions opératiques pour rapprocher le théâtre de la musique, en visant le point d’articulation qui les renforcera l’un l’autre, avec une exploration des arts scéniques (marionnettes, cinéma, théâtre d’objet, électro-opéra, parlé-chanté, théâtre d’ombres, arts plastiques, lumières, transmédia, développement d’outils numériques, création à destination du jeune public…).

L’humanisme est au cœur de son projet, avec le développement chaque saison d’un thème de réflexion philosophique et sociétal qui inspire l’ensemble des créations et actions artistiques : La résistance à la barbarie par les arts (2013-14); Masculin-féminin (2014-15); Désir et liberté (2015-16).

S’ajoute également la recherche d’équilibre entre masculin et féminin dans la société, notamment en faisant entendre la voix des femmes parmi les metteurs en scène (Louise Moaty, Mariame Clément, Sandrine Anglade, Aurélie Hubeau, Alexandra Ruebner, Stéphanie Felix…).

Favoriser la rencontre et un dialogue fécond entre des créateurs de différentes disciplines, avec la souplesse et l’invention que permettent la légèreté et la réactivité d’une compagnie; découvrir de nouvelles œuvres; faire connaître les nouvelles générations d’artistes; mettre en avant l’innovation dans l’interprétation, y compris parmi les orchestres; conjuguer exigence artistique, intensité, ouverture et partage, pour aller avec un projet artistique fort et économiquement accessible à la rencontre de publics et à l’encontre des préjugés sur l’opéra; tels sont les défis passionnément recherchés par l’Arcal.

Territoires et partenaires

L’Arcal est implanté en Île-de-France, avec des studios de répétition à Paris dans le 20e, rue des Pyrénées, et développe une importante activité sur tout le territoire, de Paris à la grande couronne, des zones urbaines aux zones rurales, en partenariat avec de nombreux théâtres, dont notamment :
– Le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, Scène Nationale (78), où l’Arcal est artiste associé;
– L’Opéra de Massy (91);
– La Maison de la Musique de Nanterre (92), où l’Arcal fait de nombreuses résidences de création;
– La Barbacane à Beynes (78), où l’Arcal fait de nombreuses résidences de création;
– Le Silo de Farine de Froment à Méréville (91) avec la Communauté de Communes de l’Etampois Sud-Essonne, où l’Arcal fait des résidences de création;
– Le Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet (75), où l’Arcal diffuse régulièrement ses créations;
– Les écoles maternelles et primaires du 20e arrondissements de Paris et le Collège George Duhamel (Paris 15e);
– Le Théâtre de Sartrouville Yvelines-CDN (78), avec de nombreux partenariats autour de la création jeune public;
– des lieux de recherche et de formation tels que le Centre de Musique Baroque de Versailles (78) et la Fondation Royaumont (95);
et avec le soutien de ses partenaires publics :
DRAC Ile-de-France (Ministère de la Culture et de la Communication)
Région Ile-de-France
Ville de Paris
Conseil Départemental de l’Essonne
Conseil Départemental des Yvelines.

ARCADI accompagne régulièrement ses projets de création, diffusion et actions artistiques en Ile-de-France.

L’Arcal développe également une activité sur l’ensemble du territoire national, avec l’aide de l’ONDA (Office National de Diffusion Artistique).