Harasta et Bystrouska

La Petite Renarde rusée

Opéra de chambre / fabrique de film composite + transmédia
Musique et texte de Leos Janacek (Brno, 1924)
d’après Rudolf Tesnohlidek

Mise en scène et réalisation Louise Moaty
Direction musicale Laurent Cuniot
& TM+ ensemble orchestral de musique d'aujourd'hui

Venez découvrir notre Site dédié à La Petite Renarde Rusée

Présentation

Une fable de désir et de liberté

Opéra panthéiste, chef d’œuvre de couleurs, de subtilités mélodiques et de polyrythmie, de liberté créatrice, de force originale, cette œuvre s’adresse autant aux adultes qu’aux enfants : à l’instar du garde-chasse dont la forêt pleine de poésie et de vigueur est le refuge, tous les personnages sont fascinés par la liberté et le désir, incarnés par une femme, que ce soit Terynka ou la Renarde (qui s’amuse à brouiller les pistes dans les vapeurs de l’alcool et des rêves).

C’est cette émancipation de cette femme-renarde, capturée par l’homme, enfant, puis femme, qui choisit la liberté au prix de sa vie, que nous suivons au fil des saisons, dans un grand cycle de la Nature.

Ces thèmes de la liberté, de la nature, du désir, traversent l’œuvre de Janacek de 1915 à sa mort, où, grâce à son amour hors conventions pour une jeune femme mariée de 32 ans, il trouve une seconde jeunesse créatrice à 70 ans, produisant des œuvres éblouissantes.

Pour rendre justice à ce chef d’œuvre du 20e siècle, nous associons les musiciens virtuoses de l’ensemble TM+, dirigés par leur chef Laurent Cuniot – précédemment diable de notre Histoire du Soldat– à Louise Moaty, qui a mis en scène une autre œuvre tchèque avec l’Arcal, L’Empereur d’Atlantis.

15-09-07-séquence 8_4lightInspirée par l’aspect graphique à l’origine de l’opéra, Louise Moaty propose de suivre cette fable à travers le tournage et montage en direct d’un film composite, mêlant chanteurs et marionnettes, vidéo, peintures et théâtre d’objet, et faisant participer un chœur amateur dans chaque lieu, pour célébrer les noces du renard et de la renarde au milieu des spectateurs.

C’est également ce thème de la liberté et du désir que nous choisirons d’explorer avec Louise dans une petite forme pour les zones rurales, Conte de la Liberté/Journal d’un disparu, travaillant à partir du Journal d’un disparu de Janacek où se retrouve la figure de la femme libre, tzigane, qui attire irrésistiblement un jeune homme qui finit par s’enfuir avec elle de son village. Un travail de collecte d’expressions artistiques autour de la liberté et du désir nourrira ce travail, où se mêlent des poèmes en rromani de la grande poétesse rrom Papusza.

Distribution

Une création de l'Arcal, cie nationale de théâtre lyrique et musical


en collaboration avec TM+ ensemble orchestral de musique d'aujourd'hui

Direction artistique : Arcal - Catherine Kollen
Direction musicale : Laurent Cuniot
Orchestre : TM+ ensemble orchestral de musique d’aujourd’hui
Mise en scène : Louise Moaty
Conception vidéo et conseil : Benoît Labourdette
Collaboration scénographie et costumes : Adeline Caron & Marie Hervé
Lumière : Nathalie Perrier
Maquillage : Elisa Provin
Conseil musical et linguistique : Irène Kudela
Chef de chant : Nicolas Jortie
Collaboration à la mise en scène : Florence Beillacou
Construction du décor et régie générale : Stéphane Holvêque
Fabrication des marionnettes : Marie Hervé
Fabrication des costumes et accessoires : Julia Brochier et Louise Bentkowski
Conception et régie vidéo : Philippe André
Conception vidéo et direction technique : Nicolas Roger

avec

Noriko Urata, soprano : Renarde
Caroline Meng, soprano : Grillon, Coq, Renard
Philippe-Nicolas Martin, baryton : Garde-Chasse, un animal de la forêt
Wassyl Slipak, basse : Blaireau, Curé, Harasta (Le Vagabond)
Sylvia Vadimova, mezzo-soprano : Lapak (Le Chien), une poule, Aubergiste, Pic-vert, un animal de la forêt, un renardeau
Françoise Masset, mezzo-soprano : Femme du Garde-Chasse, une poule, Chouette, un animal de la forêt, un renardeau
Paul Gaugler, ténor : Moustique, Instituteur, un animal de la forêt
Sophie-Nouchka Wemel, soprano : Crapaud, Frantik, Geai, une poule, un animal de la forêt, un renardeau
Joanna Malewski, soprano : Sauterelle, Pepik, Poule Huppée, un animal de la forêt, un renardeau

version réorchestrée à 16 musiciens par Jonathan Dove - éditions Universal

TM+ ensemble orchestral de musique d’aujourd’hui – direction Laurent Cuniot

16 musiciens  - Gille Burgos (flûte), Jean-Pierre Arnaud (hautbois), Franck Scalisi (clarinette), Yannick Mariller (basson/contrebasson), Eric Du Faÿ (cor 1), Christophe Struzynski (cor 2), André Feydy (trompette), Olivier Devaure (trombone), Gianny Pizzolato (percussions), Anne Ricquebourg (harpe 1), Audrey Perrin (harpe 2), Noëmi Schindler (violon 1), Dorothée Nodé Langlois (violon 2), Marion Plard (alto), Florian Lauridon (violoncelle), Antoine Sobzack (contrebasse)

Equipe technique Arcal
Nicolas Roger (directeur technique), Stéphane Holvèque (régie générale), Damien Valade (régie lumière), Philippe André (régisseur vidéo), Elisa Provin (habillage – maquillage), Laure Martigne (régie d’orchestre - surtitrage)

équipe artistique renarde

Disponibilité

Disponibilité du spectacle
Création du spectacle les 15 & 16 janvier 2016 à la Maison de la Musique de Nanterre
Tournée 2015-16 : voir l'onglet "Dates" ou l'Agenda.
Disponible sur la saison 2016-17 (nous contacter pour les périodes)
Avec l'aide à production et la diffusion d'ARCADI en Île-de-France

Public
Opéra chanté en tchèque, surtitré en français
Durée: ± 1h35 sans entracte
Participation d'un chœur amateur
Projet transmédia, série d'actions pour le public avant, pendant et après le spectacle
Public visé :
-adultes
-en famille à partir de 9 ans
-scolaires : collèges, lycées / CM1 et CM2 uniquement avec préparation

Spécificités techniques
Spectacle avec fosse (chef et 16 musiciens, dont 2 harpes et percussions)
Montage la veille et le jour de la représentation (5 services de montage)
Démontage à l’issue de la représentation
pré-fiche technique renarde
34 personnes en tournée

Production
Arcal, compagnie nationale de théâtre lyrique et musical
Coproduction
TM+ ensemble orchestral de musique d’aujourd’hui
Maison de la Musique de Nanterre
Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, Scène nationale
Les 2 Scènes – Scène nationale de Besançon
Théâtre d'Etampes
Soutien
Arcadi Île-de-France
Fondation Orange
DICRéAM

Intention

par Louise Moaty, metteur en scène

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«J’écoute les oiseaux chanter. Je m’émerveille de rencontrer des milliers et milliers de phénomènes de rythme dans le monde de la lumière, dans celui des couleurs, dans celui des corps, et ma musique reste jeune au contact de l’éternelle jeunesse rythmique de la nature éternellement jeune.»


Peut-on trouver meilleure introduction à La Petite Renarde rusée que cette phrase écrite par Leos Janacek en 1926, alors qu’arrivant au terme de sa vie il arpente encore la forêt, étudiant la faune, notant des chants d’oiseaux, puisant dans cette matière l’expression brute de la vie et du désir qu’il inscrit à la source même de sa musique ?
«Quelqu’un affirmait devant moi que seul le son pur signifiait quelque chose en musique. Eh bien moi, je dis que ce son pur ne signifie rien du tout, tant qu’il ne prend pas son origine dans la vie, dans le sang», écrit-il à Max Brod en 1924.
La Petite renarde rusée semble une ode à ce monde vibrant de la nature, univers cyclique, infini de sensations visuelles et sonores que Janacek déploie comme un peintre à la palette protéiforme : sonorités impressionnistes développées dans de longs intermèdes orchestraux ou au contraire motifs brefs, très imagés, semblant des vignettes illustrées. Présence d’éléments folkloriques, travail approfondi sur la musique du langage parlé et les spécificités rythmiques de la langue tchèque, créant une ligne de chant unique, entre arioso et récitatif... «Je me sens libre» poursuit-il en 1928, «je respire comme la nature au soleil printanier. De l’herbe fraîche partout, ici et là une fleur curieuse. Je veux seulement ressentir les vagues de la musique céleste du vent…» Question de liberté, qui est au cœur du livret de La Petite Renarde rusée, mais aussi de l’œuvre et de la vie de Janacek, et lui a permis d’inventer ce langage musical si singulier. Il compose ici un monde rêvé, lumineux, coloré, où hommes et animaux parlent la même langue, et où musique et image semblent ne faire qu’un pour susciter une nouvelle forme de merveilleux.
Dessin original de Stanislav Lolek
Un lien profond qui est présent d’ailleurs dès la genèse de l’œuvre : Janacek a écrit le livret de La Petite Renarde rusée en adaptant un feuilleton illustré paru dans le quotidien Lidove Noviny de Brno.

C’est en jouant nous-même de ce dialogue entre image et musique que nous souhaitons à notre tour donner vie à cet univers foisonnant, et plus exactement par la réalisation devant les spectateurs d’un film mêlant dessins, théâtre d’objet, et chanteurs repris en direct pour être incrustés dans l’image. Un dispositif qui s’inspire esthétiquement des procédés des débuts du cinéma et nous permet, comme avec des plaques de lanterne magique, de composer, superposer, animer en direct des images.

Marie Cerminova Toyen, Sans titre (collage_circa1960)Comme les collages surréalistes nés à la même époque que l’opéra, ils nous permettront d’explorer tout le spectre de la «sur-marionnette», pour reprendre l’expression de Gordon-Craig : du dessin au corps vivant de l’acteur, en passant par le pantin et le travail du masque. Une voie d’accès vers le monde bruissant de la forêt dans un esprit qui se veut joyeusement, profondément, vivant - comme cet opéra - , permettant tous les changements d’échelle nécessaires aux différentes natures des protagonistes, allant des insectes aux humains en passant, bien entendu, par les renards...

karel_zeman_na_kometeDans ce dialogue entre imagerie du cinéma des origines et surréalisme, nous retrouvons également les sources d’inspiration du grand cinéaste tchèque Karel Zeman,qui révolutionna le cinéma d’animation en faisant évoluer des acteurs filmés en prise de vue réel le dans des gravures de Gustave Doré (Baron Prasil, 1961) ou dans des cartes postales (Na Komete, 1970).

Nous rêvons des paysages magnifiques d’un Schiele, d’un Klimt pour mettre en forme ce véritable hymne à la nature et au cycle des saisons, dont les changements rythment la vie de la Petite Renarde à travers des pages orchestrales somptueuses et rayonnantes.

Lors des «concerts optiques» que je crée depuis 2008 dialoguent musique jouée par un soliste et images que je conçois, dessine, puis projette et anime en direct grâce à une lanterne magique. J’ai eu ainsi l’occasion d’éprouver concrètement, lors de nombreuses représentations, le bonheur partagé de cette «fabrication en direct».
Studios Edison, Bronxville, 1907-1918
Dans la continuité de ces expérimentations, je souhaite convier le public d’opéra à une véritable fabrique, à laquelle contribue toute l’équipe du spectacle présente sur le plateau dans un esprit de collectif. Des chanteurs aux régisseurs en passant par l’habilleuse, tous manipulent les caméras et tout se crée à vue : même les sous-titres sont «faits-main» et incrustés un à un dans l’image. La régie-vidéo, installée sur scène également, permet de composer en temps réel ce film tourné en plusieurs lieux à la fois : castelets miniatures, pour des fonds en cartes postales par exemple, de petites marionnettes ou des effets visuels, ou grandeur nature sur fonds noirs pour les chanteurs, installés dans des espaces délimités comme ceux du cinéma des premiers temps, auquel rend hommage Lars Von Trier dans Dogville.

Dogville de Lars Van TrierChacun de ces «postes» appartenant à un dispositif scénographique global, y compris l’écran, pensé comme un véritable objet. En laissant toute sa place à la puissance et la sensualité de la musique et du chant interprétés en direct, nous explorerons le plaisir de voir l’image s’élaborer sous nos yeux dans ce «studio»... dont nous nous affranchirons rapidement : comment accompagner la Petite Renarde dans sa quête d’autonomie et de liberté, sinon en faisant exploser le cadre même de notre dispositif!

La liberté à tout prix : c’est en effet la quête de Bystrouška, elle qui veut grandir sans compromettre la vérité ni perdre son regard aiguisé sur le monde, elle qui revendique sa position marginale, elle qui s’érige en féministe croqueuse de poules et qui, même mariée, mère de nombreux renardeaux, cherche à garder les clés de sa vie et de son désir.

«Et je suis redevenue un animal sauvage
La forêt me sembla plus sombre que la nuit noire
Et je me sentais libre»

Janacek dessine le parcours de son émancipation, et nous la suivrons dans le théâtre tout entier, jusque dans la fosse par exemple où se trouve le terrier du Blaireau. Ou dans la salle où les spectateurs sont invités à prendre part aux réjouissances de son mariage avec le Renard Crinière d’Or : parmi eux chantera notamment un chœur amateur préparé dans chaque lieu. C’est dans cette recherche d’expérience partagée que cette proposition s’enracine, pour mieux s’interroger ensemble : entre humain et animal, peut-on apprivoiser le désir ?

Renart et Ysengrin en costumes de moinesDans le livret de Janacek et suivant une tradition qu’on retrouve dans Le Roman de Renart, dans les fables d’Esope puis de La Fontaine, la frontière entre bêtes et hommes est sans cesse remise en question. Nous nous amuserons à poursuivre ce brouillage de pistes, matière théâtrale par excellence. Il s’agit de questionner cette part de sauvage et de non-maîtrisé, cette animalité qui habite chacun de nous et que nous associons souvent - à tort ou à raison ? - avec une forme de liberté. Janacek en joue habilement en faisant dialoguer ce monde avec celui des frustrations, des vanités, des rancœurs qu’expriment certains personnages, et les humains en particulier. L’opéra tout entier se construit en opposition avec cette menace morbide, comme le rêve merveilleux et érotique du Garde-chasse, courant après la Petite Renarde comme après l’incarnation de son propre désir : sans jamais parvenir à l’atteindre, à le dompter. «Aimai-je un rêve ?» se demande-t-il à la fin de l’opéra.

Bêtes anthropomorphes, hommes aux pensées sauvages : finalement n’est-ce pas la Petite Renarde la plus humaine de tous, elle qui questionne sans cesse son désir, qui se bat pour garder son autonomie, sa libre-pensée ? Nous suivons son parcours de femme renarde, enfant dont le premier mot est «maman», adolescente découvrant le désir, gagnant son indépendance, jeune femme amoureuse, mère enfin d’une nombreuse portée, puis rencontrant brutalement la mort. C’est le prix qu’elle est prête à payer pour sa liberté. Mais c’est aussi, par l’apparition finale d’une nouvelle petite renarde que le Garde-chasse ne parvient pas à capturer, le symbole de la renaissance du printemps dans le cycle des saisons.

Dates

15 - 16 janvier 2016 vendredi 15 janvier à 20:30 et samedi 16 janvier à 20:30 Maison de la Musique de Nanterre / Nanterre
19 février 2016 20:30 Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines Scène Nationale / Saint-Quentin-en-Yvelines
26 février 2016 20:30 Opéra de Reims / Reims
16 mars 2016 20:00 Théâtre Ledoux / Besançon
14 - 15 avril 2016 jeudi 14 avril à 20:00 et vendredi 15 avril à 20:00 Opéra de Massy / Massy
23 avril 2016 samedi 23 avril à 17:00 L'Entracte, Scène conventionnée Sablé-sur-Sarthe / Sablé-sur-Sarthe
29 - 30 avril 2016 vendredi 29 avril à 19:00 et samedi 30 avril à 18:00 Les Quinconces, Grand Théâtre / Le Mans
15 - 19 mars 2017 mercredi 15 mars à 20:00, jeudi 16 mars à 20:00, samedi 18 mars à 20:00, dimanche 19 mars à 16:00 Athénée - Théâtre Louis Jouvet / Paris
26 mars 2017 dimanche 26 mars à 16:30 Le Figuier blanc / Argenteuil

Ressources

  • Conférence musicologique d'Irène Kudela au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, février 2016
« Excellente surprise que cette Petite Renarde rusée […] mise en scène par l’inventive Louise Moaty. […] le délicieux opéra de Janacek se fabrique ici sous nos yeux. […] Le plateau vocal enchante […]. l’ensemble TM+ dirigé par Laurent Cuniot, dirigé par Laurent Cuniot, faisait sonner avec allégresse, la transcription pour seize musiciens effectuée par Jonathan Dove.» «Louise Moaty prend le parti judicieux de revenir aux sources mêmes de l’opéra : l’image. […] c’est dans la fosse que réside l’autre miracle du spectacle. À la tête de son ensemble TM+, Laurent Cuniot réussit le tour de force de restituer tout le foisonnement orchestral de la partition luxuriante de Janacek avec l’aide de seize musiciens seulement.» «Superbement élaboré par Louise Moaty et ses collaborateurs, animé par quatre assistants et les chanteurs eux-mêmes, auxquels il est ainsi beaucoup demandé, le spectacle, tout au service de l’œuvre, rend à la fois hommage à la bande dessinée, dont on se souvient que Janacek y avait trouvé la source de son inspiration, en même temps qu’à l’art de l’animation spécifiquement tchèque.» «Nouvelle réussite pour Louise Moaty dans sa collaboration avec l’Arcal ! […] On chercherait en vain à décrire la fraîcheur, la tendresse, la fantaisie, l’humour et l’intense poésie du résultat ; ils s’éprouvent, se savourent, se hument.» «Ce livret enchanteur où toutes les créatures se côtoient, source d’une musique inouïe, inspire à Louise Moaty une mise en scène délicieuse de charme, d’onirisme.» «Le spectacle que nous propose Louise Moaty appartient donc à un genre nouveau dont elle est l’inventrice, un art expérimental qui […] crée une nouvelle forme de merveilleux parfaitement adaptée à La Petite Renarde rusée «Tout ce qu’elle touche, Louise Moaty le transforme en source d’émerveillement. […] Nouveau coup d’essai, nouveau coup de maître. […] Dans la fosse, Laurent Cuniot et son ensemble TM+ réussissent, quant à eux, la prouesse de rendre, au moyen d’un effectif orchestral réduit, la foisonnante sensualité de la partition de Janáček aux frontières de l’animisme et de l’anthropomorphisme. Un rêve éveillé.» «Sous les auspices de l’Arcal, la bestiole à longue queue velue et esprit rebelle, mise au monde lyrique à l’hiver de la vie de Leos Janacek vient de prendre le départ d’une longue tournée qui fera la joie des plus petits aux plus grands. On ne l’avait plus vue en si bonne forme depuis la presque légendaire réalisation d’André Engel à L’Opéra National de Paris.»
    • CLASSIQUE D'AUJOURD'HUILa Petite Renarde [...] onirique de Louise Moaty et Laurent Cuniot article de Bruno Serrou
«La production nouvelle proposée par l’Arcal du chef-d’œuvre panthéiste de Janáček La petite renarde rusée, s’impose comme un véritable enchantement, grâce à une jeune et homogène distribution. […] Ce livret enchanteur où humains, animaux et insectes se côtoient, source d’une musique inouïe et singulièrement virtuose, où l’orchestre tient le rôle central, inspire à Louise Moaty une mise en scène délicieuse de charme, d’onirisme et de fraicheur.» «[…] la renarde Bystrouchka […] a conquis la faveur des spectateurs petits et grands, succès qui n’est pas près de s’éteindre, vu l’accueil plus qu’enthousiaste réservé à la production montée par l’Arcal, destinée à tourner dans plusieurs villes en ce début d’année 2016.» «Très à l’aise, l’ensemble de la troupe réunie n’appelle que des éloges. […] De quoi mériter, avec toute la troupe, des applaudissements nourris de la jeune salle enthousiaste et chaleureuse, gâtée de surcroit par une présentation d’après-concert dédiée à la mise en scène originale de Louise Moaty.» «Pour les spectacles à vocation itinérante de l’Arcal, le choix était évident, comme celui de Louise Moaty et de son équipe qui prônent un théâtre de tréteaux, aux moyens légers. La vidéo et les lumières, respectivement signées de Benoît Labourdette et Nathalie Perrier, joueront un rôle essentiel dans ce projet Janáček.»