Caligula

Opéra de chambre / baroque et marionnettes
Musique de Giovanni Maria Pagliardi (Venise, 1672)
Texte de Domenico Gisberti

Mise en scène Mimmo Cuticchio & Alexandra Ruebner
Direction musicale Vincent Dumestre & Le Poème Harmonique

Présentation

Folies baroques et marionnettes

Folie amoureuse, folie du pouvoir, tempête des passions… On comprend pourquoi le baroque a été si fasciné par la folie, au point d’en faire une scène obligée dans ses opéras. Autre passion très baroque : les marionnettes. Caligula a été créé au moment de l’essor de l’opéra pour marionnettes à Venise, où l’engouement pour cet art raffiné a duré jusqu’à la fin du 18e siècle. L’artificialité poussée à l’extrême – des acteurs « de bois et de cire »- pour atteindre le plus haut degré de « merveilleux » dans l’esprit du spectateur ; n’est-ce pas l’essence du spectacle baroque ?

Points de repères

C’est ainsi que deux univers forts se sont rencontrés pour recréer cet opéra inédit retrouvé à Venise :

  • l’esprit baroque, porté par les recherches esthétiques musicales et théâtrales du Poème Harmonique avec Vincent Dumestre.
    Pour mémoire ce sont eux qui sont à l’origine du phénoménal Bourgeois Gentilhomme au succès retentissant, représentant l’intégralité du texte de Molière, de la musique de Lully et des ballets, en complicité avec Benjamin Lazar (mise en scène) et Cécile Roussat (chorégraphie), Alexandra Rübner faisant déjà partie de la bande, comme comédienne à l’époque.
  • la tradition hautement théâtrale des pupi siciliennes, marionnettes à tiges dont la tradition remontant au 17e siècle a été classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité, conduite par le grand maître Mimmo Cuticchio, qui conjugue dans son art une technique transmise de génération en génération avec un grand esprit créatif.

Fait avec Padlet

Distribution

Une création de l’Arcal, cie nationale de théâtre lyrique et musical


en collaboration avec le Poème Harmonique

Direction artistique et musicale, adaptation livret et partition : Vincent Dumestre
Mise en scène : Alexandra Rübner et Mimmo Cuticchio
Conception, manipulation et direction des marionnettes (pupi) : Mimmo Cuticchio
Conception des toiles peintes : Isaure de Beauval
Conception des lumières et direction technique : Patrick Naillet

Jan van Elsacker ou Olivier Coiffet, ténor : Caligula, empereur de Rome
Caroline Meng, soprano : Cesonia, son épouse
Florian Götz, baryton : Artabano, roi des Parthes  / Domitio, consul de Rome
Jean-François Lombard, haute-contre : Tigrane, roi de Mauritanie / Claudio, fils de Domitio
Hasnaa Bennani ou Luanda Siqueira ou Sophie Junker, soprano : Teosena, épouse de Tigrane
Serge Goubioud, ténor : Gelsa, nourrice de Teosena / Nesbo, serviteur de la cour

Le Poème Harmonique, direction & théorbe Vincent Dumestre
2 violons, lirone, violone, luth, clavecin

Marionnettistes : Compagnie Figli d’Arte Cuticchio : Filippo Verna avec Claire Rabant, Sylvain Juret et Alexandra Rübner

Fabrication des pupi par Mimmo Cuticchio en collaboration avec :
Pietro Sasso (sculpture des têtes), Salvo Bumbello (corps et armures), Tania Giordano (costumes, peinture et accessoires) - Réalisation dans le laboratoire de la Compagnie Figli d’Arte Cuticchio à Palerme

Fabrication du décor : Atelier de fabrication de l’Opéra de Reims

Peintures des toiles : Atelier Isaure de Beauval avec Martine Nachet et Laurence Boeringer

Disponibilité

Disponibilité du spectacle
Création du spectacle en septembre 2011 au Festival Mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières
Disponible sur la saison 2018-19 (nous contacter pour les périodes)

43 représentations depuis la création en tournée rassemblant près de 16 000 spectateurs :
Festival Mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières, Opéra de Reims, Le Nouveau Relax-Scène conventionnée de Chaumont, De Bijloke Muziekcentrum à Gand (Belgique), Opéra de Besançon, Théâtre de l'Athénée-Louis Jouvet, Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine, Opéra de Rouen, Festival de Sablé-sur-Sarthe, Festival Berlioz de la Côte-Saint-André, Opéra National de Paris (Amphithéâtre Bastille), Festival Baroque de Pontoise & L'apostrophe-Scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d'Oise, Théâtre de Cornouailles-Scène nationale de Quimper, Scène nationale Evreux-Louviers, Théâtre de la Coupe d'or de Rochefort-sur-Mer, Théâtre de Saint-Dizier, Le Fanal-scène nationale de Saint-Nazaire, L'Archipel-Scène nationale de Perpignan, Le Palais des Grands-Ducs de Vilnius (Lituanie), Théâtre d'Etampes, Le Tandem Scène nationale d'Arras Douai.

Public
Opéra chanté en italien surtitré en français
Durée: ± 1h15 sans entracte
Public visé :
-adultes
-en famille à partir de 9 ans
-scolaires : collèges, lycées / CM & CE avec préparation

Spécificités techniques
Spectacle avec fosse
Montage : 2 services (jour J si 1ère représentation à 18h)
Démontage à l’issue de la représentation
Possibilité de 2 représentations le même jour
Fiche technique de Caligula
22 personnes en tournée

Production
Arcal, compagnie nationale de théâtre lyrique et musical
Coproduction
Opéra de Reims
Le Poème Harmonique
Festival des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières
Soutien
Arcadi Île-de-France
Fondation Orange
Spedidam
LA SPEDIDAM est une société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées.

Intention

Portrait de l'Empereur en marionnette


par Alexandra Rübner et Vincent Dumestre

Caligula, l'empereur fou qui voulait la Lune.

De Suétone à Camus, Caligula n'a cessé d'inspirer historiens, poètes et dramaturges, au point de devenir un archétype, un mythe : celui d'une folie saturée de cruauté, qui fait jouer jusqu'au cynisme l'arbitraire du pouvoir, et qui se pose comme figure de l'hybris, cette idée grecque de la démesure humaine, qui caractérise la faute tragique, qui est le nœud même où s'origine la tragédie. Mais à côté de cette lecture tragique, il me semble particulièrement intéressant de poser sur lui un autre regard, de l'éclairer sous un jour nouveau, peut-être plus lumineux. Et d'entendre à la lumière de la pensée baroque la parole de celui qui disait exercer le pouvoir parce qu'il donne ses chances à l'impossible.

La vie est un songe : folie baroque et illusion

Donner ses chances à l'impossible : cette formule me semble étrangement résumer le credo de la pensée baroque. Cette pensée qui postule que la vie est un songe, que la matière même du réel est tissée d'illusions, et que nos rêves ont une charge de réalité plus dense que ce qu'il est commodément convenu de désigner sous ce nom. Ce sont nos rêves qui secrètent la réalité, et, dès lors assurément, Caligula est un reflet de l'homme baroque. Caligula délire, Caligula a perdu la raison, Caligula est fou, mais dans sa folie il trouve autre chose, à quoi la raison est aveugle : le monde sous ses yeux se peuple de visions poétiques, étranges, monstrueuses. Son regard est celui du visionnaire, son dérèglement de tous les sens est une ouverture au merveilleux.

Or c'est précisément dans cette dimension merveilleuse que s'inscrit la fable mise en musique à Venise en 1672, par Giovanni Pagliardi, qui déploie le délire comme un véritable ressort dramatique créateur de visions et de simulacres. Et l'on songe alors aux grands délirants visionnaires qui peuplent le théâtre baroque : le Matamore de Corneille, l'Oreste d'Andromaque, le Sigismond de Caldéron, le Malade Imaginaire de Molière, les Visionnaires de Desmarets de Saint-Sorlin, et quelque part au lointain le spectre du Chevalier à la triste figure, Don Quichotte. La folie apparaîtrait dès lors comme un motif dramaturgique baroque, comme le pli et la volute seraient ceux de l'architecture.

Au merveilleux il faut encore ajouter la dimension comique, un comique plaisant, subtil, où affleure le pastiche : sourire corroboré par les relations déformées, renversées,  que Caligula, dans sa confusion, entretient avec les personnages, qui deviennent naïade, monstre infernal, Hercule...

Le merveilleux de la marionnette

Mais surtout ce portrait d'un Caligula en héros de l'impossible, en montreur de merveilles, se parachève avec une soudaine évidence : Caligula, et tous les personnages qui l'entourent, ne pouvaient être que des « acteurs de bois », des marionnettes. Pourquoi justement la marionnette pour représenter cet opéra ? La marionnette, c'est la merveille par excellence, au sens propre, elle réalise l'impossible, elle est prodige. Une marionnette, c'est un assemblage de morceaux de bois inerte, et pourtant, par un artifice pour ainsi dire magique, ce corps de bois sans vie, se met à bouger, à parler, à danser, à vibrer de puissantes émotions. Ce paradoxe fascine immédiatement le regard et l'âme du spectateur.

La Venise de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe avait fortement senti cette puissance de fascination : le théâtre lyrique de marionnettes est une forme de spectacle qui s'y est alors remarquablement développée.  A côté de la tradition populaire des marionnettes à gaine (burattini) dans les baraques de rue, s'articule une pratique plus sophistiquée et savante, qui a cours dans les palais et dans les théâtres. Cette forme de mélodrames pour marionnettes associe aux bambocci de bois ou de cire, qui figurent l'action, les voix de chanteurs accompagnés de musiciens, cachés derrière le castelet des marionnettes, de sorte à rendre l'illusion la plus parfaite possible. Les marionnettes utilisées dans ces mélodrames étaient des marionnettes à fils, qui permettaient de reproduire avec le plus grand réalisme les mouvements du corps.

Enfin, leur répertoire visait aussi un registre dramatique plus savant, qui n'est pas sans évoquer les arguments opératiques pour acteurs en chair et en os : Didon, Orphée, Ulysse en Phéacie en sont de bons exemple. Cependant, par la simplification de l'action, le systématisme d'un happy end, l'introduction fréquente de personnages burlesques, la juxtaposition d'un registre comique voire grotesque à celui, plus élevé, de la fable, font clairement entrevoir la dimension parodique du mélodrame de marionnettes à l'égard de l'opera seria.

Les pupi de Palerme : un génie épique

La marionnette traditionnelle palermitaine – qui met en scène les fameux pupi –  à laquelle nous avons choisi de faire appel, n'est pas, contrairement à celle des palais vénitiens de la fin du XVIIe, une marionnette à fil. C'est une marionnette manipulée à l'aide de tiges de fer fixées à la tête du personnage de bois et à l'un des bras du pupo, notamment pour les scènes de combats, l’autre bras étant relié par un fil. Le génie propre aux pupi est non pas mimétique comme à Venise, mais bien poétique. Mieux encore : épique. Il s'adosse à la tradition de la Chanson de geste, telle que la Chanson de Roland, et de l'épopée des Paladins de la Première Croisade, telle qu'on la rencontre par exemple dans la Jérusalem Délivrée du Tasse ou dans l'Orlando Furioso de l'Arioste.

Mais surtout, il faut mesurer l’impact décisif de la tradition orale : au XVIIIe siècle, à Palerme, les aèdes des places publiques se réapproprient l'immense matériau épique hérité des poètes, mais aussi des troubadours français - qui, au Moyen Âge avaient importé oralement ces récits en Italie et en Sicile – et ravissent le public de la rue. C'est donc sur cet art oral et populaire des aèdes que s'appuie l'apparition des premiers pupi, comme un prolongement en corps et en mouvement du récit. On passe ainsi du poème au jeu dramatique, de la rue au théâtre, de la récitation à la marionnette. Les pupari  (marionnettistes de pupi) et leur petits théâtres de structure familiale se sont multipliés à Palerme au cours des XVIIIe, XIXe, et XXe siècles, et ont perduré jusqu'au début des années trente, où l'arrivée du cinéma marque un moment charnière à partir duquel s'enregistre un déclin. Déclin qui s'accentue jusqu'à une quasi disparition. Dès lors de la survivance de cet art populaire adossé à une culture savante, ne demeure qu'un seul représentant : Mimmo Cuticchio, qui, grâce à son père Giacomo qui lui a transmis son art par une pratique à la fois itinérante, de village en village, et locale, à Palerme, se trouve véritablement le dépositaire d'une tradition qui, quelle que soit son évolution, est demeurée vivante et ininterrompue depuis son apparition au XVIIIe siècle.

Entre tradition et création : l’élan vital

C'est donc dans une double perspective que l'art de Mimmo Cuticchio nous a paru le plus juste pour incarner notre opéra de marionnettes : d'abord parce que son mode de représentation épique et non réaliste est en parfaite analogie avec la stylisation poétique du corps théâtral baroque, défini justement par son refus de tout naturalisme. En ce sens le théâtre des pupi pourrait s'éprouver comme un pendant marionnettique du théâtre baroque, dont nous cherchons, de création en création, à évoquer le souffle et l'esprit.

Dans un second temps, et cela est peut-être le plus fondamental, l'art des pupi nous interroge quant à notre propre manière d'envisager la tradition théâtrale baroque : Mimmo Cuticchio, nous l'avons compris, est un artiste qui œuvre au cœur d'une tradition vivante, il en est à la fois la mémoire, au sens où il thésaurise les formes et les techniques de l'art, et le prolongement, en tant qu'il ne cesse, au sein même de ce langage théâtral, de créer des formes nouvelles, de se confronter à de nouveaux répertoires et récits, de raconter des histoires à sa manière singulière. Il ne se pose jamais la question de la reconstitution, puisque l'art dans lequel il s'exprime n'est jamais mort. Il ne s'interroge pas, avec scrupules et anxiété, sur l'exactitude historique, mais, librement et joyeusement, sur la cohérence esthétique, et la vérité émotionnelle. J'aime à penser qu'il y a là une source de méditation et de joie à glaner pour nous qui travaillons avec un art musical et théâtral baroque qui a, au contraire, subi une profonde éclipse, non pas mort, mais caché pendant plus de deux siècles.

Si en effet nous cherchons à le ressusciter, alors que ce soit en en réveillant la vie souterraine, la mémoire secrète, l'infini génie créateur, plutôt que des objets historiquement informés qui sacralisent dangereusement les idées d'historicité et de conformité au modèle. Le baroque est par définition transhistorique et non conforme. Le baroque n'est pas un moment de l'histoire, c'est un élan vital, c'est une façon d'être au monde. L'art n'a nullement besoin d'instruire, mais il a le devoir de bouleverser. Puissions-nous être les chercheurs d'une tradition vivante qui se souvient autant qu'elle invente, qui invente parce qu'elle se souvient. Que notre art de la mémoire soit un art du présent.

Il faut être absolument moderne....

Dates

18 septembre 2011 Théâtre de Charleville-Mézières / Festival mondial des théâtres de marionnettes / dimanche 18 septembre 2011 à 14h et 18h Festival mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières / Charleville-Mézières
7 octobre 2011 Vendredi 7 octobre à 14:30 et 20:30 Opéra de Reims / Reims
18 octobre 2011 Mardi 18 octobre à 20:30 au Nouveau Relax avec Fugue à l'Opéra Fugue à l'Opéra au Nouveau Relax / Chaumont
3 décembre 2011 samedi 03 décembre 2011 à 17:00 et 20:00 De Biljoke Musiekcentrum Gand / Gand
15 - 16 décembre 2011 jeudi 15 à 20:00 et vendredi 16 décembre à 10:00 (scolaire) au Théâtre Ledoux - Théâtre musical de Besançon Les Deux Scènes, Scène nationale / Besançon
8 - 11 mars 2012 jeudi 8 à 14:30 et 20:00, samedi 10 mars à 15:00 et 20:00 & dimanche 11 mars à 16:00 Athénée - Théâtre Louis Jouvet / Paris
23 mars 2012 vendredi 23 mars à 14:30 et 21:00 Théâtre Jean Vilar - Ville de Vitry-sur-Seine / Vitry-sur-Seine
22 août 2012 mercredi 22 août à 21:00 L'Entracte, Scène conventionnée Sablé-sur-Sarthe / Sablé-sur-Sarthe
27 août 2012 lundi 27 août à 15:00 et 21:00 Festival Berlioz - La Côte-Saint-André / Isère / La Côte-Saint-André
4 octobre 2012 jeudi 4 octobre 2012 à 14:30 (scolaire) et 19:30 au Théâtre des Louvrais avec L'apostrophe-scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d'Oise & le Festival baroque de Pontoise L’apostrophe scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise / Pontoise
20 - 21 novembre 2012 mardi 20 à 14:15 (scolaire) et 20:30 et mercredi 21 novembre à 10:30 (familles) et 20:30 au Théâtre Charles Dullin avec l'Opéra de Rouen Haute-Normandie Théâtre Charles Dullin / Le Grand-Quevilly
29 novembre 2012 jeudi 29 novembre 2012 à 18:30 et 21:00 au Théâtre de la Coupe d'Or Théâtre de la Coupe d'Or - scène conventionnée de Rochefort / Rochefort-sur-Mer
1er décembre 2012 samedi 1er décembre 2012 à 17:00 et 20:00 Le Théâtre de Cornouaille - Scène nationale de Quimper / Quimper
7 - 8 décembre 2012 vendredi 7 à 10:30 et 14:30 (scolaires) et samedi 8 décembre à 15:00 et 20:00 à l'Amphithéâtre de l'Opéra Bastille avec l'Opéra national de Paris Amphithéâtre de l'Opéra Bastille / Paris
18 décembre 2012 mardi 18 décembre à 20:30 Scène Nationale Evreux Louviers / Théâtre du Grand Forum / Louviers
13 décembre 2013 vendredi 13 décembre à 14:00 (scolaire) et 20:30 au Théâtre Scène nationale de Saint-Nazaire Le Théâtre - scène nationale Saint-Nazaire / Saint-Nazaire
11 mars 2014 mardi 11 mars à 20:30 Théâtre de Saint-Dizier / Saint-Dizier
15 mars 2014 samedi 15 mars à 20:30 au Théâtre de l'Archipel Théâtre de l'Archipel - scène nationale de Perpignan / Perpignan
29 novembre 2015 dimanche 29 novembre à 19:00 Palais des Grands-Ducs de Lituanie - Musée National / Vilnius (Lituanie)
21 avril 2017 vendredi 21 avril à 20:30 Théâtre d'Etampes / Etampes
27 avril 2017 jeudi 27 avril à 14:00 (scolaire) et 20:30 (tout public) au Théâtre d'Arras (salle à l'italienne) Théâtre Arras - Tandem Scène Nationale / Arras
6 octobre 2018 samedi 6 octobre à 14:30 et 20:30 La Coursive | Scène nationale de La Rochelle / La Rochelle

Ressources

  • Caligula - Dossier de diffusion 2018-19
  • Caligula - artistic dossier 2018-19
  • Caligula, sujet de France 3 au Festival Baroque de Sablé-sur-Sarthe (août 2012)
  Extraits de la revue de presse :
  • Marie-Aude Roux - Le Monde (10 mars 2012)
    «Il y a des scènes bouleversantes, celle où Mimmo Cuticchio, sorte de bon géant à barbe blanche, se met à valser, ses créatures au bout des bras, avec la jubilation amoureuse d’un Pygmalion fou de sa statue Galatée, ou d’un vieux Geppetto s’émouvant de la paternité du pantin de bois Pinocchio. A la tête de ses excellents musiciens du Poème Harmonique, Vincent Dumestre a distillé avec un art consommé affects, nuances et couleurs. Quant aux chanteurs, ils se sont tirés avec honneur de ce périlleux exercice, l’impérieuse impératrice de Caroline Meng en tête.»
  • Judith Chaine - Télérama (mars 2012)
    «Envie de voyager dans le temps et dans l’espace ? Ce Caligula est pour vous! Œuvre méconnue du XVIIe vénitien signée Giovanni Maria Pagliardi, cet opéra, donné par le Poème Harmonique, dirigé par Vincent Dumestre, est mis en scène par Alexandra Rübner et Mimmo Cuticchio. Le résultat est un spectacle de pupi, ces marionnettes anciennes siciliennes, tout à fait étonnant et émouvant. Une page de musique et d’histoire à découvrir de toute urgence. Pour toute la famille.»
  • Frédérique Roussel - Libération (7 mars 2012)
    Les bougies éclairent les toiles peintes, une musique baroque émane de la fosse, une quinzaine de pupi font la révérence avant le premier combat, la voix d’un chanteur s’élève... Le Caligula produit par l’Arcal emmène le spectateur dans une atmosphère d’une autre époque, tout en jouant sur une alchimie singulière. (...). Le parti pris de la mise en scène d’Alexandra Rübner a été d’évacuer le castelet pour laisser se déployer en clair-obscur l’habileté des six pupari. L’ensemble donne une vision spatiale singulière et doublement puissante.
  • Caroline Alexander - Webthea (9 mars 2012)
    «Des bougies – et un peu d’électricité – éclairent la petite scène surélevée qu’encadrent à mi-hauteur des toiles peintes de palais et de jardins. Mimmo Cuticchio, vétéran barbu et ses comparses vêtus de longues blouses noires, y font bouger à vue leurs créatures de bois peint somptueusement habillées de soie et de brocarts et armées de ferrailles. Dans la pénombre, à cour et à jardin, des chanteurs rompus à ce style de répertoire leur donnent de la voix avec une conviction qui semble se transmettre en ondes jusqu’à leurs personnages de bois. A l’arrivée, une heure quinze de magie visuelle et sonore pour enchanter petits et grands (…).»
  • Vincent Borel - Classica (novembre 2011)
    «Une expérience magique. (…) Le Caligula de Pagliardi (1672) est un parangon de l’opéra vénitien : truculence, émotion, ritournelles envoûtantes et lamenti. (…) La magie opère, tant ces magnifiques objets de cinquante centimètres de haut sont expressifs et vivants. Les manipulateurs travaillent à vue, les chanteurs disposés de part et d’autre d’un décor minimal participent au charme de cette heure et demie passée dans une Rome truculente.»
  • Jérémie Szpirglas - Mouvement (25 octobre 2011)
    «Quand le Poème Harmonique de Vincent Dumestre s’unit avec l’Arcal et le maestro Mimmo Cuticchio pour raviver le genre de la «marionnette lyrique» en montant un Caligula haut en couleurs, cela donne un enchantement de tous les instants. (…) une réussite totale. Musicalement, Vincent Dumestre et les six musiciens du Poème Harmonique qui l’accompagnent ne sauraient mieux servir cette partition versatile, à l’énergie et à l’expressivité débordantes. Stylistiquement irréprochables, ils soutiennent avec bonheur un plateau de six chanteurs tous aussi exquis les uns que les autres. Sur scène enfin, (…) ce n’est que poésie, burlesque et batailles échevelées. Bref, un spectacle pour petits et grands, à ne manquer sous aucun prétexte.»
  • Antoine Pecqueur - France Musique (la chronique opéra, 20 septembre 2011)
    «une pure merveille, un vrai bijou (…). Comme toujours avec Vincent Dumestre, son travail est impeccable stylistiquement, mais surtout très imaginatif.»
  • Laurence Bertels - La libre Belgique (20 septembre 2011)
    «Au chapitre des coups de cœur (…) surtout le Caligula de Giovanni Maria Pagliardi. Une création fascinante.»