DANSEKINOU

Dansékinou

Forme légère, conte musical pour les 3-6 ans
(commande de l'Arcal, 2014)
Musique de Jonathan Pontier
Texte de Jérôme Ruillier
Adaptation par Sylvain Maurice

Mise en scène Sylvain Maurice & Aurélie Hubeau

Présentation

C’est une histoire…

…ni extraordinaire ni banale, celle d’une petite fille, qui a un premier papa, qui s’en va, puis un autre que lui présente sa maman et avec qui la famille se construit,et un troisième qui reste loin mais qui s’avère être le premier, le papa biologique.

Cette histoire vécue est l’occasion de nous interroger poétiquement sur la nature des liens qu’on tisse avec nos proches, notamment les liens enfant-père, habituellement réunis vis-à-vis d’une seule et même personne, « le » papa. Chez cette petite fille ces liens plus séparés permettent une plus grande mise en évidence des différents types de liens : lien donné dès le départ de notre histoire, lien construit petit à petit, lien du sang, lien du souvenir, lien de l’affection, lien rêvé.

Qu’est ce qui fait qu’un enfant ressent que cet homme là c’est son papa ?

La petite fille, elle, sait que son histoire bouscule un peu les normes, mais ce qui compte, et qui est universel, c’est quand son papa la tient
« dans ses » – « dansez » – « dans ses bras », avec toute la famille.
Et comme elle en a trois, des papas, elle rêve à une grande danse des papas.

Distribution

Une création de l’Arcal, cie nationale de théâtre lyrique et musical


Musique : Jonathan Pontier (commande de l'Arcal)
Texte : Jérôme Ruillier
Adaptation : Sylvain Maurice
Mise en scène : Sylvain Maurice & Aurélie Hubeau
Scénographie, objets, vidéo : Antonin Bouvret
Direction artistique : ArcalCatherine Kollen

avec

Maryseult Wieczorek, soprano
Rémi Remongin, régie générale

Disponibilité

Disponibilité
Spectacle créé en novembre 2014 à la Barbacane à Beynes (78)
Tournée 2014-15 : 54 représentations rassemblant 3080 très jeunes spectateurs
Tournée 2015-16 : 49 représentations - voir l'onglet "Dates" ou l'Agenda
Disponibilité en 2016-17 : toute la saison

Public
Spectacle chanté en français
Durée : 35 mn + échange avec l’artiste
Public visé :
-enfants 3-6 ans
-en famille à partir de 3 ans
-scolaires : maternelles & CP
Jauge recommandée: 2 classes, soit environ 60 personnes
Selon la configuration de la salle (types d'assise, proximité...) et les âges, possibilité d'aller jusque 3 à 4 classes après discussion et accord.

Spécificités techniques
Spectacle de proximité
Les spectateurs sont assis sur des coussins ou des bancs à 1,50m du dispositif.
Dans les théâtres (sur le plateau, dans les foyers, petites salles à plat)
Hors les murs (salles avec rideaux pour le noir) : écoles, gymnases...
Possibilité de 2 représentations le même jour au même endroit
Montage le jour de la représentation (2h30 si le noir est assuré par la salle d'accueil)
Démontage à l’issue de la représentation
fiche technique dansékinou
2 personnes en tournée

Production
Arcal, compagnie nationale de théâtre lyrique et musical
Coproduction
Théâtre de Sartrouville et des Yvelines / CDN
en collaboration avec la Barbacane à Beynes (78)
et avec La Muse en circuit
Soutien
Association Beaumarchais-SACD (Aide à l’écriture et à la production)
Fonds de Création Lyrique
Conseil Général des Yvelines (aide à la diffusion)
ONDA, Office national de diffusion artistique

Intention

L'histoire


par Jérôme Ruillier
jerome_ruillierC'est une petite fille qui raconte son histoire à travers le départ et l'arrivée de ... ses trois papas !
Finalement qui est qui ?
Le premier se trouve être le second,
le second est le troisième,
et le troisième se trouve être finalement le premier !

Peut-on avoir trois papas ?
-Non, dit la petite sœur (la petite sœur du deuxième papa, donc du troisième), on a qu'un papa !
Cela n'empêche pas la petite fille qui grandit d'aimer par dessus tout... que chacun de ses trois papas la prenne dans ses bras !
Et la famille, avec les trois papas, de s'agrandir...
Mais la réalité n'est pas si simple, me direz-vous ?
C'est plus douloureux, plus complexe.

Je le sais,
cette histoire m'est arrivée, et je vous laisse deviner lequel de ces trois papas j'ai été !

L'émotion et l'épure


par Jérôme Ruillier, auteur

Dans la plupart de mes albums, j’écris sur l’autre, sa différence, et la peur de l’autre, que ce soit dans Quatre petits coins de rien du tout ou Le cœur-enclume, mais aussi dans Homme de couleur ou Les Mohammed. (...)

En travaillant avec ma fille trisomique sur l’apprentissage de la lecture, où j’utilisais des méthodes (Borel-Maisonny) qui allient le geste au son et au signe écrit, je me suis rendu compte que les connaissances rentrent beaucoup plus vite en mettant le corps en jeu. De même dans mes interventions auprès des écoles maternelles autour de mes albums, je constate que les enfants ont en général compris intellectuellement l’histoire, mais pour aller plus loin, je cherche à la leur faire vivre émotionnellement en mettant en scène la situation pour leur faire ressentir l’émotion présente dans l’album. La création de ce lien entre la pensée et le corps via l’émotion fait partie de l’apprentissage. Là, c’est inscrit dans leur vécu, ils le mémorisent. Là ça m’intéresse.

Dans mon travail, textes et dessins sont complètement liés ; comme je le fais comprendre aux élèves des écoles lors de rencontres en classe, l’émotion est présente dans les mots du texte, mais l’aspect physique de l’émotion, qui se traduit dans l’attitude du corps et dans l’espace, dicte également la forme graphique.

L’épure me conduit d’ailleurs à passer d’un dessin figuratif à une forme abstraite, symbolique, qui ouvre et libère l’émotion. La phrase du peintre et photographe Mario Giacomelli « Je crois à l’abstraction dans la mesure ou elle me permet de m’approcher un peu plus du réel » résonne fortement dans mon travail. Car le dessin figuratif, s’il peut être un point de départ, est trop anecdotique, trop figé sur l’instant représenté, alors que le symbole, qui semble pourtant graphiquement plus éloigné du réel, permet de se rapprocher de l’émotion, d’atteindre son essence ; car la matière c’est l’émotion. Dans mes dessins figuratifs on voit simplement un homme qui se met en colère alors qu’avec le symbole, je représente directement le sentiment de colère, l’archétype de la colère. Je cherche à dessiner l’impression que l’objet me laisse plutôt que l’objet lui-même. Je le vois fortement avec les enfants en classe, qui se retrouvent plus dans l’abstraction, qui fait fuser leurs paroles où ils peuvent du coup me parler de leur réel à eux.
« J'aime le terme de "reliance", mot inventé par le sociologue belge Marcel Bolle de Bal, pour désigner cette nécessité de nous relier, de nous retrouver. Ainsi nous pourrions éprouver réellement notre destin commun. L'amélioration de la qualité de nos vies passera par l'amélioration des liens qui nous unissent. » (Edgar Morin).

Une dramaturgie collective


par Sylvain Maurice, metteur en scène
sylavin-mauriceL’idée est de travailler tous ensemble à tisser des liens organiques entre les disciplines pour adapter à la scène « en 3 D » le texte et les dessins de Jérôme Ruillier, avec une grande part donnée à la musique dans la structuration. Nous avons choisi de travailler sous forme de laboratoires, 4 jours par mois, sur un an. Cette forme d’écriture plateau permet de tisser des liens entre texte, dessins, musique, théâtre, objets, vidéo.

Les dessins de Jérôme font partie intégrante de son « texte » et nous ont conduit vers l’univers du théâtre d’objet où nous cherchons à garder cette abstraction du « rond » qui nous rapproche de l’universel des personnages, tout en leur donnant une matérialité et une vie scénique à travers le matiérage de leur enveloppe, leur lumière, leur poids, leur type de mouvement donné par un travail sur leur centre de gravité, ainsi que leur rapport avec l’interprète et la résonance donnée par la vidéo.

Le statut de la chanteuse change d’échelle au fil des actes, au fur et à mesure que la petite fille grandit, passant de celui de manipulatrice s’effaçant derrière les objets à celui de marionnettiste en relation avec ses objets, pour aboutir à celui de comédienne contant son histoire – la voix parlée, musicalisée, vocalisée, chantée, étant un fil conducteur qui traverse tout le spectacle.

Le dispositif scénique est conçu pour être extrêmement léger et être joué dans des classes, gymnases, maisons de quartiers, salles des fêtes, foyers ou plateaux de théâtres, ce qui permettra une grande proximité de l’interprète avec les spectateurs, essentielle vu leur âge pour créer une complicité.

Un puzzle musical qui se compose et se recompose


par Jonathan Pontier, compositeur
jonathan_pontierL’expression minimaliste de Jérôme Ruillier, parsemée d'espaces comme un haïku, s’ancre dans un quotidien sensible qui nous parle d’humanité ou de familles, de relations entre les êtres, de sujets affectifs et intimes.
Cela pose, pour une adaptation dans une forme de théâtre musical, la question de l'incarnation des personnages, car il utilise le dessin de manière abstraite pour les représenter (figures géométriques, couleurs essentiellement). La perception simple et spontanée d’un récit avec de tels personnages (que la page d’un livre nous conte en deux dimensions) se complexifie tout en s’enrichissant de la notion de volume, troisième dimension évidemment nécessaire pour que le spectacle devienne réalité. Il s’agit de faire en sorte que musique et mise en scène se chargent de donner vie à ces personnages, par la voix et les mains d’une chanteuse-conteuse, tout en conservant le côté abstrait qui leur donne une puissance onirique inédite.
Elle sera d’abord l’interprète de plusieurs airs constituant à chaque fois le fil rouge du spectacle, son nœud même : le moment chéri où la famille de la petite fille est serrée dans les bras par ses papas successifs. Dans ce théâtre, l’incarnation se fait aussi par la mélopée chantée en direct et sur bande, la conteuse donne ainsi chair à ses personnages en les chantant, ces figures qui se composent-décomposent-recomposent, au gré de l’histoire, de ses fusions et de ses séparations.

Pour ce faire, j’ai d’abord composé une sorte de «boîte à objets sonores» - comme le scénographe l’a fait des objets lumineux à manipuler - .

Cette boîte à outils musicaux contient des cellules mélodico-rythmiques qui permettent la répétition, le croisement, l’emboîtement (etc...) de ces cellules.

Musicalement, cela se traduira donc par une composition-puzzle, qui jouera au sens propre sur les notions d’emboîtement, d’entrée-sortie de ces personnages-motifs, créant une architecture ludique et sophistiquée.

Dans cette forme de puzzle musical où la chanteuse joue avec les diverses mises en boucle de sa propre voix, celle-ci "fabrique" les cellules qui constitueront les personnages et leurs péripéties, leurs fusions et leurs séparations, en relation constante avec la bande déclenchée en direct par le régisseur (lequel aura une forme de partition graphique pour répondre en rythme et dans la pulsation...). Elle sera principalement constituée de voix (celle de la chanteuse bien-sûr, mais aussi celles d’une enfant de 2 ans et demie, une de 5 et une de 7 ans, ce qui permettra d’élaborer une lente progression de la texture entendue, créant aussi une proximité dans la relation avec le public enfant dès le début du spectacle). Ces voix seront parfois reconnaissables (les personnages), parfois détournées (effets sonores insolites et drolatiques), ou matériau purement instrumental (resampling, resynthèse). Enfin, cette polyphonie rendue possible par les interactions voix-bande s’ajoutera à la multiplicité visuelle des objets, dans une symbiose à la fois simple et poétique.

Les gammes utilisées seront délibérément simples (pentatoniques proches des gammes africaines, asiatiques...), afin de permettre une identification immédiate de l'ordre du motif ou de la berceuse.

Dates

4 - 5 novembre 2015 mercredi 4 novembre à 10:00 et 15:00 - jeudi 5 novembre à 10:00 et 14:30 Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines Scène Nationale / Saint-Quentin-en-Yvelines
21 novembre 2015 16:00 Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines Scène Nationale / Saint-Quentin-en-Yvelines
12 janvier 2016 mardi 12 janvier à 09:45 et 10:45 Théâtre Louis Jouvet, Scène conventionnée des Ardennes / Rethel
31 janvier - 3 février 2016 dimanche 31 janvier à 10:30 (tout public), lundi 1er février à 09:45 et 14:00 (scolaires), mardi 2 février à 10:30 et 14:00 (scolaires), mercredi 3 février à 09:45 (scolaires) Salle La Vivaroise (site Jules Manil) / Vivier-au-Court
4 - 5 février 2016 jeudi 4 février à 10:00 et 18:30, vendredi 5 février à 10:00 et 14:00 Centre culturel de Nouzonville / Nouzonville
8 - 9 février 2016 lundi 8 février à 10:00 et 15:00 - mardi 9 février à 10:00 et 14:00 Arcal, studio des Pyrénées / Paris
7 - 8 mars 2016 lundi 7 mars à 10:30 et 14:15 à l'école Joliot-Curie, mardi 8 mars à 10:30 et 14:15 à l'école Gérard Philipe Opéra de Limoges / Limoges
3 - 6 avril 2016 dimanche 3 avril à 16:30, lundi 4 avril à 10:00 et 14:30, mardi 5 avril à 10:00 et 14:30, mercredi 6 avril à 15:30 - Les petits devant, les grands derrière. Lieu : Carré bleu Centre de Beaulieu / Poitiers
9 - 15 avril 2016 samedi 9 avril à 18:00, lundi 11 avril à 09:45 et 14:15, mardi 12 avril à 09:45 et 14:15, mercredi 13 avril à 09:45, jeudi 14 avril à 09:45 et 14:15, vendredi 15 avril à 09:45 et 14:15 Théâtre Sartrouville Yvelines CDN / Sartrouville
10 - 12 mai 2016 mardi 10 mai à 10:30 et 15:30 à l'école du Pré, mercredi 11 mai à 17:00 à l'Entracte - salle Bazire, jeudi 12 mai à 10:00 et 14:30 - salle Bazire L'Entracte, Scène conventionnée Sablé-sur-Sarthe / Sablé-sur-Sarthe
18 - 21 octobre 2016 mardi 18 octobre à 10:00 et 14:00 (scolaires), mercredi 19 octobre à 10:00 (scolaire) et 14:00 (tout public), jeudi 20 octobre à 10:30 et 14:00 (tout public), vendredi 21 octobre à 10:30 (tout public) Amphithéâtre de l'Opéra Bastille / Paris
16 novembre 2016 mercredi 16 novembre à 9:30 et 16:30 à l'Espace Jean Carmet (1 Rue des Noyers Patins, Étampes) Théâtre d'Etampes / Etampes
30 - 31 janvier 2017 lundi 30 janvier à 10:00 et 14:00, mardi 31 janvier à 10:00 et 13:45 Arcal, studio des Pyrénées / Paris